Sécurité aérienne en RDC : la BAD et la RVA en atelier préparatoire à l’hôtel Venus

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La Banque africaine de développement (BAD) et la Régie des voies aériennes (RVA) organisent, depuis ce mercredi 03 novembre 21010, à l’hôtel Venus, dans la commune de la Gombe, un atelier sur le Projet Prioritaire de Sécurité Aérienne (PPSA). Au menu : la présentation de la cellule de gestion des projets de la RVA ; du Projet prioritaire de sécurité aérienne ; des règles et procédures d’acquisition, de la gestion financière et des décaissements du groupe de la BAD,  la mise à jour du plan de passation des marchés, du calendrier d’exécution, ainsi que du programme d’exécution.  

            Dans son adresse de circonstance, l’Adg de la RVA, Jean Assice, s’est réjoui du fait que le projet de réhabilitation des infrastructures aéroportuaires initié par son entreprise ait abouti, à des résultats concrets, à savoir le don par la Banque Africaine de Développement d’une somme de 150 millions USD

            Jean Assice a mis un accent particulier sur  l’importance de la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires des aéroports internationaux de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani, ainsi que sur la formation du personnel pour la maintenance de ce patrimoine national.

            Ce projet, a renchéri le représentant de la BAD en RDC, Coulibaly Medjomo, a contribué au rétablissement du rôle du transport aérien de la sécurité  du transport aérien et de la navigation aérienne en RDC. Et ce, à travers principalement la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires et les équipements de navigation aérienne ; le renforcement du niveau du personnel technique chargé du contrôle du trafic aérien et de la surveillance du sous-secteur. Le projet revêt, en outre, a souligné le représentant de la BAD en RDC, un caractère transnational important en raison de la position géographique de la RDC qui fait de son espace aérien un point de passage obligé de grandes routes aériennes reliant l’Europe à l’Afrique australe et de l’Est et ce, sans une couverture adéquate en matière de sécurité de la navigation aérienne.

            Au-delà des avantages qu’il représente pour le désenclavement intérieur et extérieur de la RDC, la BAD attend de ce projet : la réduction du nombre d’incidents/accidents ; la réduction des coûts d’entretien des infrastructures et des équipements et des coûts d’exploitation des compagnies aériennes ; l’accroissement des revenus générés par les activités aéronautiques et extra-aéronautiques du fait de l’accroissement induit du trafic passant par les aéroports concernés. Le projet permettra d’améliorer de façon notoire les performances du sous-secteur des transports aériens en RDC et l’image du pays en matière d’aviation civile.

 

La RVA désignée Organe d’exécution du projet

 

            Coulibaly Medjomo a révélé, par ailleurs, que suite à un consensus entre la Banque et le gouvernement, la RVA est désignée comme organe d’exécution du projet. Bien plus, dans le cadre de la réforme des entreprises publiques, la RVA fait actuellement l’objet d’un contrat de gestion et de stabilisation avec le groupement formé des Aéroports de Paris Ingénierie (ADPI) et KPMG. A l’issue d’un rapport diagnostic approuvé en 2009, le groupement a déjà mis en œuvre de nombreuses mesures managériales (plan de réduction des effectifs, nouveaux organigrammes), financières (contrôle de gestion, révision des tarifs des redevances et création de l’IDEF), humaines (recrutement et formation des techniciens, plan de réduction des effectifs), commerciales (recouvrement des créances, renégociations des contrats) et opérationnelles (démarrage de la réhabilitation de la piste de Kinshasa, renforcement des dispositifs anti-incendie).

            Le représentant de la BAD en RDC a émis le vœu de la promulgation dans un bref délai du nouveau code de l’aviation civile. Et ce, avant d’annoncer les actions majeures à financer dans le cadre du programme global des investissements de la RVA (2010-2015) dont le coût est estimé à plus de 600 millions USD. Dans l’offres de priorité : la construction de l’aérogare,  l’extension des aires de parking de l’aéroport international de N’Djili, la réhabilitation des pistes des aéroports principaux de Goma, Mbuji-Mayi et Bukavu desservant des régions stratégiques du pays, ainsi que la mise à niveau des aéroports secondaires (220 millions USD).

            Pour le représentant du Chef de l’Etat, le conseiller en Infrastructures, Kimbembe Mazunga, atterrir dans un aéroport congolais est un exploit, au regard de l’état piteux des pistes et de la vétusté très avancée des infrastructures aéroportuaires. En 1999, l’OACI a failli frapper la RDC. Raison pour laquelle il a salué ce projet qui rentre bien dans le cadre de cinq chantiers du Chef de l’Etat.

Michel LUKA 

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