Sauts-de-mouton : voies de déviation sur le Boulevard Lumumba Svp !

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Alors qu’on venait de connaître une période où la circulation des véhicules, motos et piétons était redevenue presque normale, soudain la population est surprise de voir des embouteillages monstres reprendre de plus belle. Il s’agit particulièrement de la population kinoise habitant dans la partie Est de la capitale, en l’occurrence le district de la Tshangu. A elle, il faut associer tous ceux qui, pour une raison ou une autre, peuvent effectuer un tour à l’aéroport international de Ndjili, la principale porte d’entrée et de sortie de la République Démocratique du Congo. Il y a aussi les voyageurs en provenance ou partance de Bandundu, de même que ceux qui conduisent leurs proches à leur dernière demeure.

            Toutes ces catégories  de gens connaissent un véritable calvaire ces derniers temps pour se déplacer. Des embouteillages montres leur prennent plusieurs heures au point que certains chauffeurs des véhicules affectés au transport en commun préfèrent déserter leurs itinéraires habituels pour éviter la perte de temps jugée préjudiciable pour réaliser les recettes du jour. Depuis qu’on a décrété le confinement du centre-ville de la Gombe, on vit une certaine fluidité dans bien des voies à travers Kinshasa.

            Généralement, tous ces embouteillages sont constatés au niveau des chantiers des sauts-de- mouton.  On en compte trois sur le boulevard Lumumba : Debonhomme, Bitabe et Pascal.

La faute aux entrepreneurs

            D’après les ingénieurs en construction et autres observateurs détenant une certaine expérience en matière de chantiers de construction des routes, le calvaire qu’on impose aux passagers n’a pas de raison d’être. Car, il y a des espaces «libres» de part et d’autre que les entrepreneurs devraient utiliser pour créer des voies de déviation aussi longtemps que la route sert au trafic.

            A Debonhomme, Bitabe et Pascal, ces espaces existent dans les deux sens, aller et retour, et on se demande pourquoi les entrepreneurs condamnent-ils les Kinois à vivre un tel cauchemar pendant que des solutions palliatives sont là ?

            Créer des voies de déviation devient plus qu’une nécessité en cette période où ceux qui avaient obtenu des contrats avec l’État congolais font course à la montre pour achever les travaux avant la date butoir du 30 juin 2020.

            Face à ce qui paraît comme une sorte d’entêtement ou de mauvaise foi que les maîtres des chantiers voudraient faire vivre aux Kinois, l’intervention de l’autorité urbaine se veut nécessaire pour recadrer les choses dans le sens d’alléger la souffrance de la population.Dom

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