Sanctions contre Shadari, sondages, meeting au Stade Tata Raphaël : des cadres du FCC s’expliquent

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Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Des ténors du comité stratégique du Front Commun pour le Congo (FCC)
avec à leur tête Néhémie Mwilanya, le directeur de cabinet du Chef de
l’Etat et coordonnateur de ladite plateforme, étaient face aux médias
le vendredi 2 novembre 2018 à l’hôtel Pullman.
Au menu : les sanctions de l’UE contre Ramazani Shadari, les sondages
réalisés dernièrement  créditant tantôt le dauphin de Joseph Kabila
d’un score élogieux ou peu flatteur, la polémique autour du meeting du
Stade Tata Raphaël « STR », et la machine à voter, etc.

Répondant aux préoccupations de la presse, Mwilanya Wilondja, a
relayé par moments par Azarias Ruberwa, Joseph Kapika, Tshibangu
Kalala…, autres membres du gouvernement, a affirmé avoir relevé ceci :
la quasi-totalité des médias ont fait état du raz de marée réalisé au
STR le 27 octobre 2018. Ce temple du football a refusé du monde ce
jour-là.
Quant à la polémique née autour de l’utilisation des deniers publics
pour réussir ce pari, il a soutenu que contrairement aux mœurs
d’antan, on recourt désormais à la chaine de dépenses pour les
décaissements des fonds publics. Les compatriotes affectés à cette
chaine de dépense sont des fonctionnaires dont certains sont proches
de l’opposition, a-t-il noté. Pour le directeur de cabinet du Chef de
l’Etat, ce problème est une digression à laquelle on ne doit pas
accorder du crédit.
Abordant la question des sanctions, Azarias Ruberwa a précisé que
leur camarade n’est pas condamné par la justice, moins encore
poursuivi par la CPI. A l’en croire, ces sanctions sont à caractère
politique censées disparaître à l’avenir. En clair, la communauté
internationale voulait se rassurer que la RDC allait organiser les
élections.
Joseph Kapika a fait savoir que chez lui à Kazumba au Kasai Central,
les Congolais de ce coin du pays ne connaissent pas ces sanctions.
En ce qui concerne les sondages réalisés  dernièrement par les Points
donnant Shadari vainqueur de la course de fond du 23 décembre 2018 et
ceux effectués par Bercy et le Groupe d’Etudes pour le Congo (GEC), où
leur candidat est crédité d’un score faible (16%) , ce ministre d’Etat
a fustigé la partialité de l’animateur du GEC. «Ce monsieur a choisi à
dessein la période de l’après meeting du Stade Tata Raphaël pour
publier ses sondages. Ayant été expulsé de la RDC, il est animé par un
esprit revanchard. Il en est de même du documentaire sur la RDC
réalisé par ce monsieur», a-t- il rélevé.
A la question de savoir si le FCC gardera sa sérénité au cas où
l’opposition arrivait à désigner son candidat  commun, Mwilanya  a
soutenu que leur structure est cohérente tandis que le tâtonnement
prédomine de l’autre côté. «Les amis d’en face  auront  des
difficultés  pour élaborer  un programme commun car il va se poser le
problème des egos. Et s’ils ont ce programme, ils l’auront à
l’arraché», a-t-il affirmé.
Tshibangu Kalala a pris le relais pour souligner que les cadres du
FCC ont intérêt à mouiller leurs chemises et  éviter de tomber dans
l’autosatisfaction. Et d’ajouter que la désignation d’un candidat
commun de l’opposition ne les regarde pas, leur problème est celui
d’être en adéquation avec le peuple.
«Le FCC n’est-il pas un monstre à deux têtes quand on voit d’un côté
la coordination et de l’autre un comité stratégique ?
A cette préoccupation d’un des confrères présents au Pullman, le
ministre Bongongo a indiqué qu’au FCC, on privilégie le débat. Il y a
naturellement des divergences mais le coordonnateur est là pour
harmoniser les vues.
Quant à l’utilisation de la machine à voter, Félix Kabange est revenu
sur les questions de l’UDPS adressées à la CENI et les 15
recommandations de la fondation britannique pour une meilleure
utilisation de ladite machine. Il a fait savoir que certaines
remarques soulevées par ladite fondation avaient été déjà prises en
compte par la CENI. Pour ce ministre, la polémique autour de
l’utilisation de la machine à voter ne devrait plus exister.
Jean-Pierre Nkutu

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