Sanctions américaines : Peter Pham confirme le soutien des USA à F. Tshisekedi

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L’Envoyé Spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs, Peter Pham, arrivé le jeudi 21 février 2019 à Kinshasa, a bouclé hier lundi 25 février sa visite de travail en République Démocratique du Congo. Faisant le point avant son départ de la capitale congolaise, il a rappelé avoir rencontré, séparément, le nouveau Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, mais aussi son challenger malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu, de même que des représentants du gouvernement, des partis et regroupements politiques, des confessions religieuses et de la société civile.

 Comme souligné par Le Phare dans son analyse des sanctions américaines à l’endroit de certaines personnalités congolaises accusées de corruption, de sabotage du processus électoral et d’atteinte aux droits de l’homme, l’émissaire de Donald Trump dans les Grands Lacs a confirmé le soutien de son pays à Félix Antoine Tshisekedi. Il a indiqué que son pays était fortement impressionné par les premiers actes de son mandat, notamment contre des antivaleurs telles que la corruption, mais aussi pour son souci de transparence dans la gestion de la chose publique, sa détermination à faire respecter scrupuleusement les droits de l’homme. En 30 jours, a-t-il reconnu, le nouveau Chef de l’Etat a donné des signaux forts de changement de gouvernance au sommet de l’Etat.

 D’où, les Etats-Unis d’Amérique piaffent d’impatience de coopérer avec une nouvelle équipe d’animateurs des institutions de la République Démocratique du Congo, dans la droite ligne de la promotion des valeurs universelles.

Selon Peter Pham, les sanctions américaines contre un certain nombre de personnalités congolaises ayant trempé dans des contrats léonins liés au processus électoral ou coupables du tripatouillage de la Constitution et de la Loi électorale, s’inscrivent dans la droite ligne de l’engagement du Président Félix Tshisekedi d’éradiquer la corruption, de promouvoir les droits de la personne humaine, de renforcer la démocratie et l’Etat de droit.

L’Envoyé Spécial des USA dans les Grands Lacs a donné une précision de taille, à savoir que les personnalités sanctionnées avaient posé des actes délictueux de corruption et de sabotage du processus électoral en 2016, et non pendant la dernière campagne électorale ou le jour des élections couplées présidentielle, législatives nationales et provinciales, le 30 décembre 2018. Contrairement à certaines affirmations donc, le gouvernement américain n’a pas remis en question la « vérité des urnes », ni l’élection et l’investiture de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême du pays.

D’ores et déjà, Peter Pham a fait que le nouveau Président de la RDC était impatiemment attendu aux USA pour une visite officielle, à une date de sa convenance, en d’examiner, avec les autorités américaines, les pistes d’élargissement de la coopération bilatérale, et de garantir au peuple congolais un avenir meilleur, dans la paix et la prospérité.

Il n’a pas manqué de louer le lobbying du nouvel ambassadeur des USA à Kinshasa, Mike Hammer, pour son implication personnelle dans la sauvegarde des intérêts américains en RDC et le renforcement des liens politiques, sécuritaires et économiques entre Kinshasa et Washington.Ce message, on ne peut plus clair, vient d’évacuer toutes les zones d’ombres dont certains avaient tenté d’entourer le dossier des restrictions de visas et d’avoirs imposées par l’administration américaine à certains dignitaires « kabilistes », en soutenant la thèse du rejet, par Washington, des résultats des élections du 30 décembre 2018.

                                                                                    Kimp

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