Safari Beach : le FCC s’isole

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Au terme de sa dernière retraite à Safari Beach, à N’Sele, le FCC a choisi une posture qui exclut tout rapprochement avec les autres forces politiques et sociales du pays. Il donne l’impression de rester sourd aux critiques émises par le Chef de l’Etat au sujet du fonctionnement des institutions et invite le Cach, son partenaire dans la coalition décriée, à le retrouver sur pied des mécanismes qui fondent leur accord.

            Les observateurs s’interrogent sur la fonctionnalité de tels mécanismes quand on sait qu’ils reposent sur une mauvaise foi perceptible par tous depuis que des membres du gouvernement, des gouverneurs de province et des mandataires publics exécutent, sur le terrain, des instructions venues d’ailleurs, en dehors des institutions et qui portent généralement le paraphe des extrémistes de leur regroupement. Il faut le dire, un pays ne peut pas fonctionner dans une telle confusion et il est temps d’y mettre le holà.

            Dans sa déclaration de clôture de sa retraite politique, le FCC revient sur la nomination des juges de la Cour Constitutionnelle pour réaffirmer qu’il ne les reconnaît pas. Par cette décision, il rend inopérante l’action du Parlement qui est obligé de s’assurer de la constitutionnalité des actes qu’il pose. Si celui-ci se met en situation de ne pas solliciter les avis d’une Cour Constitutionnelle qu’il récuse, même en partie, il ne reste plus qu’à faire appel au souverain primaire pour mettre fin à l’école buissonnière des élus.

            Manifestement, c’est cela la contribution involontaire du FCC aux consultations initiées par le Chef de l’Etat. Dont acte.

L.P.

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