S’acheminerait-on vers la dissolution du Parlement ?

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parlementDe la même manière qu’il déploie des efforts pour se conformer à la responsabilité sociale d’un média, celle d’informer objectivement ses nombreux lecteurs, Le Phare reçoit en retour les réactions et réflexions de ces derniers sur des sujets aussi bien d’actualité que du monde scientifique.
En rapport avec la tenue du Dialogue national dont le coup d’envoi a été donné le jeudi 1er septembre dernier par le facilitateur désigné de l’Union Africaine Edem Kodjo, un lecteur écrit au quotidien de l’avenue Lukusa pour exprimer ses craintes quant à l’avenir de son pays dont il ne voit aucune lueur à l’horizon.
D’après ce lecteur, des coups fourrés seraient en préparation à travers le dialogue dont les travaux se déroulent actuellement à la Cité de l’UA (Union africaine), lesquels seront sanctionnés par la signature d’un Accord politique que les 280 délégués et témoins pourront contresigner.
            Selon ses sources, des décisions jugées graves d’effets pourraient être prises à l’issue des travaux du dialogue parmi lesquelles figurerait la dissolution du Parlement. Les « dialogueurs » envisageraient, dans leurs calculs visant la gestion d’une période de transition à mettre en place, la dissolution du Parlement actuel constitué des députés issus des législatives du 28 novembre 2011 et des sénateurs qui sont en place depuis février 2007, pour le remplacer par celui de transition composé des délégués au dialogue.
            Le lecteur se dit profondément choqué et surpris d’apprendre une telle indiscrétion. Car, se demande-t-il, si cela parvenait à se réaliser, comment expliquer qu’un accord politique qui est un arrangement privé entre deux parties consentantes, qui n’a par ailleurs aucun caractère coercitif, puisse violer la Constitution qui s’impose à tous les Congolais. Il s’est mis, pour la circonstance, à expliciter la différence entre les textes de lois et des arrangements politiques entre les acteurs politiques. Les premiers sont opposables à tous ; tandis que les seconds n’ont aucune force d’opposabilité aux tiers, leur champ d’application se limitant aux seuls signataires.
Un perdiem défiant les réalités conjoncturelles !
            Un autre sujet qui suscite l’étonnement et la surprise du lecteur, c’est l’instauration d’un perdiem au taux élevé pendant que le gouvernement crie à longueur de journées à la récession économique avec en cause la chute des coûts des principales matières premières exportées par la RDC. A cela, il faut ajouter l’organisation des élections apparemment renvoyées aux calendes grecques faute des moyens financiers.
            A ce propos, la même source renseigne dans sa correspondance qu’un perdiem de 280 USD serait prévu pour chaque « dialogueur ». En faisant un petit calcul de multiplication par 300 personnes – 280 délégués et plus ou moins 20 personnes constituées des membres du staff du facilitateur Kodjo et personnel technique et d’appoint – on arrive à 84.000 USD par jour à multiplier par 15 jours prévus pour les travaux, on aura déboursé 1.260.000 USD, rien que pour le perdiem des délégués. Or dans la feuille de route de l’UDPS, renforcée par le Rassemblement, il était prévu un format de 40 délégués au dialogue, sans institution d’un quelconque perdien !
            Par là il est facile à comprendre l’empressement de nombre de compatriotes à prendre part au dialogue, même si tous les signaux démontrent que celui-ci n’aboutira à rien aussi longtemps qu’il n’aura pas réussi l’inclusivité de l’ensemble des forces politiques et sociales les plus représentatives des Congolais.
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