Sabotage du siège du PND : le pouvoir pointé du doigt

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Dans la nuit de jeudi 31 mai à vendredi 1er juin 2018, le siège du Parti National pour la Démocratie et le Développement (PND), situé au centre-ville de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, a été attaqué et vandalisé par un groupe de jeunes qui ont mis le feu sur le portail et la clôture sur laquelle il y avait l’effigie de Moïse Katumbi Chapwe. Le président de ce parti, Salomon Kalonda Della, est conseiller principal de Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle de la République Démocratique du Congo prévue le 23 décembre 2018.

 

            Le Secrétaire général du Parti National pour la Démocratie et le Développement, Christian Momat, voit en cette action de vandalisme la main noire du pouvoir en place. C’est une action commanditée par le régime de Kinshasa, a-t-il déclaré lors de sa descente sur le lieu, le lendemain de cet acte odieux.  

            « C’est quand même curieux que cette attaque ait lieu au moment où Joseph Kabila séjourne à Lubumbashi», s’exclame Christian Momat qui ne voit pas d’autres explications à donner à cet incendie du portail et de la clôture du siège de son parti dans la capitale cuprifère.

            Et d’expliquer : « Cette nuit-là, vers une heure du matin, des balles ont crépité à Lubumbashi. Puis, deux jeeps remplies de militaires ont barricadé les voies menant à l’avenue Kasa-vubu, pour permettre à des jeunes arborant des t-shirts à l’effigie de Joseph Kabila de s’attaquer à notre siège.

            Mais, ces derniers n’ont pas pu défoncer la barrière, ils ont mis le feu sur le portail et la clôture de l’immeuble après avoir versé l’essence ».

            Pour le Secrétaire général du parti, ça ne fait l’ombre d’aucun doute que le sabotage du siège du PND est un acte commandité par le pouvoir en place en République Démocratique du Congo. Et cela ne pourra en aucun cas casser la détermination populaire ou encore décourager les leaders politiques qui luttent pour le changement auquel l’écrasante majorité du peuple congolais aspire. « Ce n’est pas en détruisant l’image de Moïse Katumbi sur un mur qu’ils pourront l’arracher du cœur des Congolais », fait savoir l’opposant proche du candidat déclaré à la présidentielle du 23 décembre 2018.

            On signale, par ailleurs, que cet incident s’est produit à quelques heures de l’arrivée à Lubumbashi du chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui a procédé le vendredi à la pose de la première pierre pour la construction d’un port sec de l’OGEFREM (Office de Gestion du Fret Multimodal) au poste frontalier de Kasumbalesa, avant l’inauguration, le samedi, du bâtiment officiel,  qui abritera désormais le gouvernorat de province.

Dom

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