Révision constitutionnelle : Monsengwo fait durer le suspense

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monsengwo04Après le rendez-vous manqué de lundi, imputé au retour du Cardinal Laurent Monsengwo à Kinshasa le dimanche 13 juillet 2014, après avoir raté l’avion qui devait le ramener samedi dans la capitale, la concession de la Cathédrale Notre Dame du Congo a attiré hier plus d’auditeurs que ceux prévus, curieux de prendre connaissance de son message par rapport à la révision constitutionnelle. C’était dans le cadre d’un séminaire de trois jours axé sur la perception de la révision constitutionnelle dans les milieux des intellectuels catholiques. Le sujet de sa communication avait de quoi mettre de l’eau à la bouche de plus d’un: « La responsabilité de l’intellectuel congolais et la révision constitutionnelle ». Après les réactions de la Communauté internationale, des partis politiques, de la Société Civile et de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco), on attendait impatiemment le point de vue personnel de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa. Mais en dépit de la forte mobilisation constatée dans les rangs de ses brebis, le célébrissime « le Berger » a une fois de plus brillé par son absence sur les lieux.

A en croire des sources proches de l’organisation du séminaire, le calendrier du Cardinal Monsengwo est tellement chargé qu’il n’a pu honorer son engagement. Mais l’espoir de le voir parler à Notre Dame du Congo n’est pas totalement perdu. Les modalités d’insertion de sa communication dans le programme, d’ici la fin de l’activité, prévue le jeudi 17 juillet, seraient toujours à l’étude.

L’Archevêque de Kinshasa serait-il en train de faire durer le suspense, avant de lâcher du lest ? Nul ne le sait. Ce qui parait plus ou moins certains c’est qu’il ne s’écarterait, s’il trouvait l’opportunité de s’adresser aux intellectuels catholiques, de la voie déjà tracée par la CENCO, qui a promis, dans son dernier message aux fidèles, de mener une large campagne de sensibilisation des masses congolaises à la nécessité de préserver les acquis de la Constitution en rapport avec le droit du souverain primaire de s’exprimer directement dans les urnes, en vue de la désignation de ses futurs élus, à tous les niveaux.

Il convient de noter qu’en l’absence du Cardinal Monsengwo, c’est le professeur Kalele qui a eu l’insigne honneur d’ouvrir les hostilités hier à Notre Dame du Congo, avec un exposé portant sur « L’opportunité ou non de la révision constitutionnelle dans le contexte actuel de la RDC ». On signale que le professeur Jacques Ndjoli devrait, pour sa part, plancher ce mercredi sur « Le suffrage direct ou indirect comme mode d’élection en RDC ». Quant à Kambili de la Majorité présidentielle, il va intervenir jeudi sur le thème « L’adaptation de la révision constitutionnelle dans le contexte actuel de la RDC ».

                                   Kimp

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