Révision constitutionnelle : l’Envol cible une trentaine d’articles

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Pour matérialiser les recommandations de son bureau politique qui s’était réuni du 11 au 13 juillet dernier à Kinshasa, le Secrétaire général de l’Envol, le député national Jean-Marc Mabini a déposé, hier lundi 19 août 2019, au nom de ce parti, un projet de révision constitutionnelle au niveau des bureaux des deux chambres du Parlement (Sénat et Assemblée Nationale).

Cette révision vise une trentaine d’articles de la loi fondamentale en vigueur depuis le 18 février 2006. Selon cet élu du peuple, haut cadre de l’Envol, la Constitution actuelle a montré ses limites.

Face aux réalités politiques et sociologiques de l’heure, la révision constitutionnelle s’impose. Elle a pour objectif de renforcer les articles intangibles de la Constitution, par exemple l’article 220 relatif au nombre des mandats présidentiels et à leur durée, et d’actualiser certaines dispositions qui présentent des faiblesses.

            Le Secrétaire général de l’Envol a refusé de dévoiler le paquet d’articles visés par la révision constitutionnelle. Il a promis de fournir d’amples détails à ce sujet à l’occasion d’un point de presse que le parti de Delly Sesanga envisage d’organiser incessamment.

            En dépit du refus du Secrétaire général de l’Envol de révéler à la presse la trentaine d’articles concernés, les journalistes présents au Palais du peuple ont pu tirer les vers du nez du porte-parole de l’Envol, qui l’accompagnait.

            Selon Maitre Nicolas Lenga, l’Envol a formulé des propositions concrètes sur certaines dispositions qui ne s’adaptent pas aux réalités actuelles et qui ne répondent plus aux attentes de la population.

Il a cité, à titre illustratif, l’article relatif à l’exclusivité de la nationalité congolaise, qui ne peut être détenue concurremment avec une autre.

            « Pour nous, l’exclusivité de la nationalité congolaise commence à devenir une réalité dépassée », a déclaré le porte- parole de l’Envol, avant de souligner que sa formation politique a fait une proposition dans le sens de la bi- nationalité.

L’Envol a également proposé le retour à l’élection présidentielle à deux tours, pour renforcer la légitimité du Président de la République élu.

            La révision constitutionnelle de l’Envol a prévu des garde-fous très stricts pour barrer la route au « glissement du mandat présidentiel », comme c’était le cas avec Joseph Kasa-Vubu en 1965, puis le Maréchal Mobutu Sese Seko de 1991 à 1997 et enfin Joseph Kabila de 2016 à 2018.ERIC WEMBA

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