Retour de la pluie à Kinshasa : attention dégâts !

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La ville de Kinshasa s’est réveillée mercredi 29 septembre sous une fine pluie annonciatrice des impondérables de la saison pluvieuse. Avec le retour de dame la pluie, Kinshasa risque de se retrouver de  nouveau les pieds dans l’eau.  Ainsi donc, la pluie vient à la fois  rappeler à la mémoire collective, en particulier aux pouvoirs publics dont l’hôtel de Ville,  l’urgence de la mise  au point  d’une politique cohérente  et efficace de la salubrité publique et de mesures d’hygiènes appropriées,  en plus  de l’entretien de toute l’infrastructure routière. 

            A propos de la salubrité publique, il faut craindre la recrudescence de maladies hydriques dont les enfants sont les principales victimes.  Cela à travers  toutes les immondices qui trainent à longueur de semaines devenant de vecteurs importants de maladies de mains sales.

 Malgré les dépôts aménagés un peu partout et de bacs à ordures, il faut  intensifier le rythme d’évacuations. Surtout au niveau de marchés, qui en sont les plus grands fournisseurs afin  d’éviter que ces mêmes ordures ne tapissent le sol. Mais aussi au niveau de quartiers et communes qui en sont dotés. Car, non évacués, ces bacs polluent l’air environnant et attirent tous les chiens du coin à venir faire le ménage. 

La mort vendue  aux portes-monnaies 

            Toujours au niveau de marchés, l’Hôtel de ville doit interdire la vente des aliments à même le sol.  

 Comme ce spectacle surréaliste  proposé tous les jours dans les  marchés et Wenze  de Kinshasa (Grand marché central, wenze de Bandal Selembao et autres)  où à côté des marres et de la boue même d’origines  douteuses (des eaux usées de toilettes), les denrées alimentaires même périssables  sont vendues sans que cela ne choque personne.  Les responsables de ces marchés n’ont d’yeux que pour les différentes taxes à percevoir aux dépend de la santé collective. On vend la mort aux consommateurs  kinois qui achètent sans broncher. A se demander où est passée la police d’hygiène. Si elle existe, alors elle est complice ?

 Bientôt les pieds dans l’eau et des pleurs 

            Quant aux infrastructures routières et autres ouvrages de la voirie urbaine, c’est le moment d’intensifier les travaux. Si, ceux-ci n’ont pas connu une activité considérable  pendant la saison sèche, les kinois vont encore une fois de plus comme à chaque saison   de pluie déplorer de pertes en  biens et en  vies humaines. Dans ce chapitre, ils en appellent à l’accélération  de tous les chantiers et tous les raccourcis. A l’instar du tronçon compris entre l’entrée du quartier Pigeon et le parking Upn dont la route a été prochainement ouverte à la circulation le week-end dernier après la réhabilitation et le tronçon du boulevard Triomphal devant le Palais du peuple.  Il faut que les travaux reprennent sur le tronçon de l’avenue ex 24 novembre, tronçon compris entre le parking Moulaert et le marché de Selembao, la route Gambela qui débouche à Selembao en passant par Bumbu ; la seconde entrée de Ndjili,  dite raccourci de Mangobo ; boulevard Luemba, boulevard Lumumba, boulevard Sendwe, Mushi etc. S’agissant  des travaux de   voirie urbaine, il est impérieux que l’on  débarrasse la route  de la terre sortie de caniveaux ; procéder au curage de rivières et cours d’eaux pour éviter que ceux-ci ne sortent de leur lit le moment venu.  Il faut aussi procéder à  l’entretien de tous les collecteurs de la ville, surtout les plus importants qui charrient directement les eaux vers le fleuve Sur le front des érosions qui menacent de disparition de nombreux quartiers de la ville, il convient de continuer la guerre afin d’éviter d’autres éboulements à Delvaux, au campus de Kinshasa, Mama Mobutu et autres.           

A.Vungbo

 

 

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