Résolution du «Conseil de sécurité» présidé par le Chef de l’Etat : un QG avancé des FARDC à Beni dès ce mardi

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Un « Conseil de sécurité », qui était en réalité une réunion de crise, était présidé hier lundi 25 novembre 2019 par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi. On a enregistré la présence, à la Cité de l’Union Africaine, de son Conseiller Spécial en matière de Sécurité, François Beya, du Vice-premier ministre et ministre d’Intérieur, Gilbert Kankonde, du ministre de la Défense, Aimé Ngoy Mukena, du chef d’Etat major général des FARDC, le général Mbala, ainsi que des chefs de corps de l’armée nationale, de l’Administrateur général de l’ANR (Agence National de Renseignements), Inzun Kakiak, et de la Représentante du Secrétaire général des Nations Unies et cheffe de la Monusco, Leila Zerougi.

            L’unique point à l’ordre du jour portait sur la situation sécuritaire préoccupante qui prévaut dans la ville de Beni. Deux résolutions majeures ont sanctionné plusieurs heures d’échanges entre le Président de la République et ses hôtes. La première concerne l’installation d’un Quartier général avancé des FARDC à Beni dès ce mardi 26 novembre 2019. La seconde porte sur l’organisation d’opérations militaires conjointes entre les FARDC et la Monusco dans l’objectif bien défini de mettre rapidement fin au climat d’insécurité qui règne à Beni et d’apaiser les populations civiles présentement dans l’expectative.

            Le vœu de tous est que la paix durable revienne effectivement au chef-lieu du Nord-Kivu, de manière à tordre le cou aux allégations de complicité de certains officiers et militaires aussi bien congolais qu’onusiens avec les rebelles ADF/Nalu. Il est impérieux que les FARDC et la Monusco fassent, sans délai, la démonstration de leur supériorité numérique et logistique sur ce qu’à Kinshasa comme à New York, l’on considère comme des résidus de dernières poches de résistance des forces négatives étrangères dans l’Est de la RDC. Le pari est certes difficile à réussir, à court terme, mais pour restaurer la confiance rompue entre les populations civiles et les troupes tant congolaises qu’onusiennes, les deux forces n’ont plus droit à l’erreur. Il est permis de croire qu’avec l’implication personnelle du Chef de l’Etat, les lignes de front vont réellement bouger dans le sens de la sécurisation, dans la durée, de la ville de Beni et du territoire du même nom.                                                                                  Kimp

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