Reprise des cours à l’EPST : l’incertitude plane toujours !

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La reprise des cours à l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (E.P.S.T.) que d’aucuns souhaitent jusqu’à présent de tous leurs vœux pour diverses raisons, continue à se faire attendre. Il y a de cela environ trois semaines, l’espoir d’une possible réouverture des classes suscité par les mesures prises le 14 mai dernier, lors d’une assemblée présidée par le ministre de l’EPST et remises par la suite au gouvernement et à la Présidence de la République, s’est amenuisé avec le temps.

         Au grand désespoir des responsables de l’enseignement officiel et des gestionnaires des réseaux d’enseignement – particulièrement des réseaux d’enseignement conventionnés, mais aussi et même surtout privé – qui ne visent que les poches des parents d’élèves.

         On se souviendra que ce groupe des gestionnaires scolaires avaient pris l’initiative, en partenariat avec le ministère de l’EPST, de lancer un étude sur cette reprise des cours, alors que le nombre des malades de Covid-19 était encore inférieur à 1.000. Cette étude déposée entre les mains des autorités du pays, concluait à une possible reprise des cours le plus tôt possible, grâce au respect des mesures/barrières qui seraient de stricte application dans les établissements d’enseignement de l’EPST. Le gouvernement prenait la décision d’aider à l’application de ces mesures. Conclusions appuyées par certains responsables des associations des parents.

Par contre, dès le lendemain de la publication de ces mesures, plusieurs syndicats dont le Syeco, la Feneco/UNTC et CSC/Enseignement ont vite pris leur distance de cette position qu’ils ont même qualifiée de précipitée. Pour eux il fallait d’abord observer l’évolution de cette pandémie mondiale et se fier uniquement aux experts pour toute décision. En outre, ils ont douté de la capacité actuelle – à cause de nombreuses priorités qui assaillent les autorités du pays  à sécuriser toutes les écoles du pays sur le plan sanitaire pour une reprise bonne et apaisée des cours à l’EPST. Ils ont également souligné le caractère dépendant du secteur éducatif, car les marchés, les usines et même l’administration publique sont paralysés. Pour eux, cette reprise doit encore attendre…

Hypothèse d’une année blanche envisagée

         Après la réunion hebdomadaire du gouvernement de la semaine dernière, les tenants de la reprise des classes à tout prix commencent à douter. Si toutefois la décision n’est pas encore prise, ils ne voient pas les classes reprendre au moment où la pandémie prend de l’ascenseur avec un nombre effrayant de victimes dans toutes les catégories sociales : armée, police, fonction publique, enseignement, médecins de la riposte, etc. soit plus de 4.000 victimes comptabilisées. Remettre les élèves en classes dans de telles conditions signifierait vouloir propager cette maladie. Nombreux sont les tenants de la reprise qui n’ont plus caché leur pessimisme en répondant à nos questions. Ils espéraient que  serait approuvée la décision positive de la dernière réunion gouvernementale, mais on les a encore fait attendre.

         Toutefois, l’espoir de reprise est toujours permise pour les finalistes du cycle primaire ; du cycle secondaire et voire même des cycles supérieurs et universitaires. En attendant qu’on leur permette de reprendre pour passer leurs tests, examens ou jury de fin d’études, le gouvernement serait en train d’examiner la faisabilité d’une telle reprise partielle avec toutes les conséquences qu’elle implique.SAKAZ

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