Rentrée scolaire : le Syeco, le Synecat et la CDT/Fepsp montent les enchères

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La rentrée scolaire 2010 reste incertaine. Des préalables incontournables doivent faire l’objet des négociations entre le gouvernement, représenté dans la présente situation par son ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba et les syndicats qualifiés de représentatifs des enseignants de ce secteur. Cette position est celle de trois syndicats qui se sont confiés à notre rédaction lors de leurs assemblées générales tenues respectivement à Limete, à Matete et à Kalamu. Il s’agit du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) ; du Syndicat des enseignants des écoles conventionnées catholiques (Synecat) et de la Confédération Démocratique du Travail/Fédération de l’EPSP (CDT/FEPSP).  

          En effet, le secrétaire général du Syeco, Jean Pierre Kimbuya a, avant toute chose, rappelé l’objectif même de la lutte que mène son syndicat : la revalorisation de la fonction de l’enseignant et la lutte contre les antivaleurs qui font baisser le niveau de notre enseignement et compromettent l’avenir de la jeunesse et du pays. A ce titre conclut-il, les syndicats sont de précieux partenaires du gouvernement dans la lutte pour le développement du pays. 

C’est ainsi qu’il ne comprend pas la sourde oreille des décideurs qui relèguent aux calendes grecques l’application du Barème de Mbudi, depuis 2004 jusqu’à ce jour. Pour lui, un enseignant abandonné dans des conditions misérables de travail ne peut pas fournir un bon travail. Cela est encore pire, pense le secrétaire général du Syeco, si l’Etat continue de démissionner de ses responsabilités pour laisser les enseignants prisonniers de l’odieux système de « prise en charge par les parents d’élèves ou motivation ». Ce système, dit-il, non seulement favorise les enfants nantis qui n’échouent presque jamais, mais fait la chasse aux enfants issus des familles modestes et maintient l’enseignant dans un état permanent de mendicité. 

L’accord entre le gouvernement et les syndicats de l’Administration ignoré

          Avec l’avènement du point d’achèvement de l’Initiative PPTE, il pense qu’à l’occasion de cette rentrée scolaire, le gouvernement doit réagir avant le 31 août 2010, et prendre des dispositions pour respecter ses propres promesses : respect du premier palier de Mbudi, déjà accordé aux secrétaires généraux de l’administration publique ; suppression des zones salariales ; mécanisation des enseignants qui travaillent et continuent d’attendre leurs premiers salaires ; etc. Pour le Syeco, le non respect par le gouvernement de ses engagements risque de l’exposer à une réaction des ses employés que sont les enseignants.

          Par contre Jean Bosco Puna, secrétaire national du Synecat, s’inscrit sur la même ligne et déclare son organisation non concernée par le protocole d’accord conclu entre les syndicats de la Fonction publique et le gouvernement. Il a invité le gouvernement à rectifier le tir avant la rentrée scolaire de septembre, au risque de voir ce rendez-vous capital perturbé. Pour lui, les enseignants n’ont que trop patienté face à leurs droits légitimes. Enfin, la CDT/Fepsp menace le gouvernement de la grève, dans le cas où le cahier de charge déposé depuis longtemps entre ses mains par la Synergie syndicale Syeco-Synecat-CDT/Fepsp n’aura pas reçu une suite favorable.

RJPS

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