Rentrée-scolaire 2020-2021 : EPST, la CONEPT/RDC pour l’allègement des charges des parents

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En marge de la rentrée-scolaire, ce lundi 12 octobre 2020, Jacques Tshimbalanga et Serge Bondedi Eleyi, respectivement Coordonnateur de la Coalition Nationale de l’Education pour Tous (CONEPT/RDC) et  Secrétaire Général de l’Ong « YMAE », ont animé un point de presse le samedi 10 octobre 2020, au siège de la CONEPT, dans la commune de Barumbu. « Gratuité de l’éducation de base et frais de scolarité dans le système éducatif congolais pour l’année  2020-2021 »,  était le thème principal. Ces deux organisations de la société civile travaillent en synergie pour l’accès à l’éducation de qualité sur toute l’étendue de la RDC.

            Il était question pour ces deux organisations de faire l’éta des lieux sur différents points, notamment l’analyse comparative entre la Circulaire de l’année-scolaire 2020-2021 publiée par le ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), Willy Bakonga, et celle de l’année passée. Secundo : examiner le niveau d’avancement de la mesure de la gratuité tout en relevant les points forts,  les points faibles et les points de stagnation. Tertio: procéder à l’analyse des quelques règles édictées par la présente Circulaire en vue de prévenir les éventuels conséquences qui pourront porter entrave au droit d’accès à l’éducation gratuite. Quarto :  évaluer le niveau de résilience des écoles, pour cette année scolaire, face notamment à la Covid-19 ainsi qu’aux situations d’insécurité persistante dans des zones de conflits. Quinto :  fixer l’opinion au sujet de la déclaration faite par l’Archevêque métropolitain de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo, sur l’interdiction de travailler, aux enseignants ne confessant pas la foi catholique, au sein des écoles publiques conventionnées catholiques. 

            Jacques Tshimbalanga et Serge Bondedi, après analyse comparative entre les deux circulaires, ont relevé 10 points positifs et 2 points négatifs.

            Parmi les points positifs, ils notent la volonté du gouvernement de consolider et de pérenniser  la gratuité, la volonté de supprimer sous toutes ses formes, définitivement et totalement pour les classes du cycle primaire des établissements publics d’enseignement, l’interdiction de faire mentionner sur les Arrêtés provinciaux fixant des frais scolaires ni être exigés aux parents pour quelque motif que ce soit, des frais au niveau du primaire. Le maintien et le rappel aux établissements d’enseignement privés agréés, de fixer les frais scolaires par les promoteurs, en concertation avec les comités scolaires des parents et les représentants des pouvoirs publics, et, ce conformément, à l’article 180 de la Loi-Cadre n°14/001 du 11 février 2014 de l’enseignement national, en tenant compte des réalités socio-économiques du milieu.

            Quant aux points négatif, ils ont relevé l’exhumation sans raison des frais du minerval à 1.000 FC et des bulletins scolaires à 1.000 FC, bien qu’ils soient supprimés à tous les niveaux d’enseignement primaire, secondaire et technique au cours de l’année 2019-2020 (première année de mise en œuvre de la gratuité de l’éducation de base) dans le cadre des mesures sur la gratuité(Cf. Circulaire N°MINEPST/CABMIN/001/2019 du 05 Octobre 2019 et Directive du Secrétaire Général par la lettre N°MINEPST/SG/80/DBM/JPB/1893/2019 du 11 Octobre 2019). Egalement,  la reprise astucieuse de la prise en charge des enseignants par les parents sous la couverture des Arrêtés des Gouverneurs, à travers la quotité de prise en charge provisoire des enseignants nouvelles unités (N.U.) au moyen des avances à payer par les établissements scolaires, à cette catégorie d’enseignants, en attendant leur prise en charge définitive par le trésor public.

            Pour eux, ces deux points sont susceptibles d’occasionner des dérapages qui pourront gêner à la mise en œuvre harmonieuse et sereine de la réforme sur la gratuité.

            S’agissant le deuxième point sur des analyses des quelques règles édictées par la présente Circulaire, ils soutiennent que tirer des frais de fonctionnement des écoles une quotité pour la prise en charge des enseignants nouvelles unités, impactera négativement sur le bon fonctionnement des écoles, qui souffrent déjà du déficit des ressources financières.

            Par rapport à la déclaration du Cardinal, ils ont noté que cela viole les dispositions constitutionnelles, légales et conventionnelles régissant les libertés fondamentales, publiques, la gestion scolaire et le rôle des partenaires éducatifs. Toutefois, ces deux organisations souhaitent que le Gouvernement puisse doter les écoles des moyens nécessaires pour la riposte contre la Covid-19.

Dorcas Nsomwe

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