Rentrée scolaire 2019 : gratuité de l’Education de base « Ecole eza mombongo te »

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La rentrée scolaire de l’ère de la « Gratuité de l’Education de base sur l’ensemble du territoire national » a eu effectivement lieu hier, 02 septembre 2019, sur l’ensemble du territoire national. Quoique timide pour ce premier jour, ce retour d’élèves à l’école, après les grandes vacances est appelé à marquer l’histoire de la scolarisation des enfants dans notre pays. Car l’école est le meilleur héritage qu’on puisse léguer à un enfant. Même à l’époque du Maréchal Mobutu, la gratuité telle qu’elle est prônée par le régime actuel n’était pas de mise. Les parents payaient toujours la scolarisation fondamentale de leurs enfants. Cette scolarisation a été encore mise à mal pendant des décennies par la pratique de la « prise en charge des enseignants par les parents d’élèves ».

            Une pratique qui s’est imposée comme une conséquence directe des pillages ayant perturbé gravement l’Economie nationale du pays au début des années 1990. Elle a été suggérée pour pallier l’incapacité dans laquelle s’est retrouvé le Gouvernement de la République pour payer les frais de fonctionnement des bureaux gestionnaires d’écoles publiques et les salaires de ses enseignants.

            Initiée par le réseau d’enseignement de l’Eglise catholique pour éviter des années scolaires blanches aux élèves, la prise en charge des salaires des enseignants (aussi nommée la motivation des enseignants) avait vite reçu l’aval des associations des parents qui partageaient alors les mêmes préoccupations que les catholiques pour éviter les années blanches leurs rejetons. Les autres réseaux conventionnés et non conventionnés d’enseignement n’ont rejoint cette pratique que bien après. Par la suite et malgré la normalisation des paramètres économiques, la prise en charge des enseignants s’est renforcée en provoquant des graves dommages sur la scolarisation et aujourd’hui on estime à environ 7 millions d’enfants vivant en dehors du système scolaire.

            Malgré que cette gratuité de l’Education de base a été prônée avec la promulgation de notre Constitution du 18 février 2006, elle n’a jamais été mise en pratique. Personne n’y croyait. D’aucuns se posaient la question de savoir d’où viendrait l’argent pour encadrer cette gratuité et jusqu’au dernier moment, ils étaient incrédules. Par contre, ceux qui étaient prévoyant ont cru, particulièrement lorsqu’ils ont constaté le remboursement des acomptes payés anticipativement dans les écoles sur les frais de scolarité

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L’école n’est pas un lieu pour faire le commerce (école eza mobongo te)

            A l’occasion des tournées d’inspection effectuées à la rentrée scolaire d’hier lundi 02 septembre 2019, par plusieurs autorités en charge du secteur éducatif dans plusieurs établissements d’enseignement primaire, ils ont noté qu’il n’y a plus de place dans toutes les classes du cycle primaire, particulièrement celles de recrutement. Plusieurs parents se sont ravisés et sont allés vite inscrire leurs enfants dans les écoles publiques. Les tuteurs retardataires qu’on a retrouvés en compagnie de leurs enfants devant plusieurs écoles primaires sont victimes de leur incrédulité. Les listes d’élèves par classe affichent complet à partir de la première année primaire dans les écoles publiques de la capitale.              Des chefs d’établissements et gestionnaires qui avaient l’habitude d’exercer un commerce quelconque à l’école se mordent les doigts. Jean Marie Mangobe Bomungo, secrétaire général à l’EPSP a précisé que cette gratuité impliquait la suppression de tous les frais de scolarité et des motivation payés par les parents d’élèves aux enseignants, mais aussi l’interdiction formelle de transformer les écoles en maison d’approvisionnement et de vente des fournitures scolaires et articles scolaires (uniformes, écussons, journaux de classe, cahiers, cravates, et autres fournitures). L’école a l’obligation de laisser parents la latitude de se procurer les articles et fournitures scolaires sur le marché et au prix du marché. Il est également interdit des signes recognitifs à apposer aux uniformes en guise d’écussons ou de badges identifiant les écoles. Pour Jean Marie Mangobe, ces dispositions restent de strictes application dans toutes les écoles publiques conventionnées et non conventionnées. SAKAZ

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