Rentrée scolaire 2013-2014 :le front social en ébullition

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Zemanta Related Posts ThumbnailLe phénomène  de la surchauffe du front social semble banalisé. Personne ne s’en préoccupe à la veille de la rentrée scolaire. Pour preuve, par manque de moyens financiers, chaque parent du plus instruit au moins instruit professeur d’université, enseignant,  fonctionnaire, militaire et policier, vendeur et commerçant,  en passant par tous les marginaux qui écument la ville, fait de son mieux pour retourner dignement ses enfants à l’école.

Conséquence plausible, avec la pauvreté de masse, les tracasseries ont refait surface avec beaucoup plus de virulence et l’insécurité s’est accrue un peu partout dans la ville de Kinshasa.

Et plus on s’approche de la date fatidique  du 2 septembre qui symbolise la reprise officielle des enseignements au niveau élémentaire, primaire et secondaire,  on ne compte plus le nombre de Kinoises et Kinois   victimes de cette situation.  Au finish, c’est un effet boomerang que l’on observe.  Et à force de faire chacun selon son bon vouloir, l’escalade sur le marché de biens et services finit par créer un effet domino  insupportable.

Les agents du  ministère de l’Economie censés surveiller la structure des prix sur le marché sont soit limités, soit  dépassés par les événements ou carrément eux-mêmes pris au piège de ce jeu du chat et de la souris par des opérateurs économiques peu scrupuleux et véreux.

            Concrètement, comme ce phénomène n’épargne personne, à l’université, les étudiants détenant encore une quelconque créance sur l’achat d’un syllabus ou un autre support de cours,  sont sommés de s’acquitter  des droist d’auteurs  afin que celui qui a mis le manuel sur le marché puisse rentrer dans ses frais. Sans compte de frais connexes, non exigés,   que l’on paye à ceux qui dirigent ou qui  lisent les travaux.

            Il en est de même du fonctionnaire de l’Etat. Faute d’avoir un salaire décent, il n’hésite pas  à monnayer des documents administratifs à des prix non conventionnel pourvu qu’il trouve son compte. Ce, au risque de divulguer  et de mettre sur la place publique de questions sensibles à de personnes non autorisées.

            Au marché de biens et services, tous les prix  des  articles ont sensiblement pris de l’ascenseur. On enregistre parfois des hausses allant du double au triple selon le cas.

            Et pour ne pas parler des usagers de la route, la police de roulage est sur le pied de guerre : infractions ou pas, le nombre de postes de contrôle s’est sensiblement accru et  la ville semble comme quadrillée par ces éléments. Sous prétexte de procéder au contrôle, certains éléments tombent tout simplement dans des cas de tracasseries routières.

            Quant à l’insécurité dans la ville, c’est maintenant que tous les marginaux Kuluna, éléments en uniformes non identifiés, shegues et autres  sont aussi entrés dans la danse. Gare à celui qui va tomber nez à nez avec ces armées d’inciviques qui opèrent souvent en bande organisée toujours prêt  à détrousser leurs victimes jusqu’au dernier sou. Et parfois, des cas extrêmes et malheureux  ne sont pas à exclure.

Bref, pour beaucoup de parents, la rentrée rime avec angoisse et débrouillardise, pourvu que ça passe.

 

VAN 

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