Regideso : l’usine de captage d’eau de Lemba-Imbu en chantier

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Avec comme souci de servir de l’eau potable à la population congolaise en général et kinoise en particulier qui exprime un besoin de 900.000 mètres cube mais qui, malheureusement connait un déficit de 450.000 mètres cube par jour, la Régideso S.A a procédé à la pose de la première pierre de la construction d’une nouvelle usine de captage et pompage d’eau à Lemba Imbu, dans la commune de Mont Ngafula. Cette cérémonie  a été présidée par  le ministre d’Etat en charge du Budget, Pierre Kangudia, représentant personnel du chef de l’Etat, en présence du Directeur Général de la Régideso S.A, Clément Mubiayi Nkashama, le 20 mai 2019.

            La construction de cette usine, dont les travaux proprement dits débuteront le 1er juillet 2019 et seront exécutés par l’entreprise sud coréenne Hyndai, est la concrétisation de la volonté du Président de la République Félix, Antoine Tshisekedi Tshilombo, exprimée dans le discours programme de son investiture, axé sur l’amélioration du social de la population congolaise à travers la mise en chantier et le développement véritable des projets d’infrastructures socioéconomiques de base et particulièrement le secteur de l’eau potable, a déclaré Clément Mubiayi. Ce dernier a confirmé que c’est avec un financement d’EXIMBANK of KOREA, à une hauteur de 69.914.000 $Us que les travaux seront réalisés. Le taux d’intérêt est de 0,01% l’an. La maturité est de 40 ans, dont 15 ans de période de grâce. A son terme, a précisé Clément Mubiayi, le projet va desservir une population estimé à 1.700.000 habitants  dans les communes de Kimbaseke,Ndjili, Mont Ngafula ainsi qu’une partie de l’Université de Kinshasa.

            En effet, la réalisation de cette 1ère phase du projet va permettre une amélioration à la fois du niveau de desserte et des conditions de vie, surtout sanitaire, de la population qui est souvent touchée par des maladies hydriques, laquelle est évaluée à 11.400.000 habitants à l’horizon 2020 pour les communes de Kimbaseke, N’djili et Kisenso.

            Pierre Kangudia a, pour sa part, fait savoir que c’est depuis 1990 que le secteur de l’eau n’a enregistré aucun investissement. Ceci s’est traduit par une forte dégradation des infrastructures existantes. Paradoxalement, la population a connu au même moment une croissance accélérée, surtout en milieu urbain.

            Cette situation a créé un déficit important dans la ville de Kinshasa, qui n’a pas pu être résorbé avec les investissements de 2005. Avec la construction de cette nouvelle usine, Pierre Kangudia  a appelé à la mobilisation générale en vue de trouver de nouveaux financements dans le secteur de l’eau potable dans la ville de Kinshasa, dont le besoin s’évalue à environ 450.000 mètres cube par jour. Ce même problème de déficit en eau est aussi observé à travers les provinces du pays, a conclu le ministre.

            Par ailleurs, pour ce qui est de la consistance de ce projet, il est relevé le captage d’eau brute pour lequel sont prévus la construction et l’équipement d’une station de 38.500 mètres cube par jour de capacité, avec une construction de génie civile pour son extension à 220.000 mètres cube par jour. Ensuite, la construction et l’équipement d’une usine de traitement d’eau de 35.000 mètres cube par jour extensible à 200.000. Dans la consistance du projet, il est également prévu une formation des agents de la Régideso à l’exploitation et à la maintenance des installations réalisées.

            Présent à cette cérémonie, le Vice-gouverneur de la ville de Kinshasa Néron Mbungu a estimé que le désenclavement du site est une obligation. Selon lui, si l’avenue de la Paix était opérationnelle, en moins de 30 minutes, on atteindrait le site. Cette route longe la clôture de la gare de Matete et peut désenclaver les communes de Limete, Matete, Kisenso, Mont-Ngafula ainsi que la partie Est de la ville de Kinshasa, jusqu’au niveau de l’aéroport de Ndjili, unique voie de secours en cas d’impraticabilité du boulevard Lumumba.

Yves Kadima

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