Recrudescence des vols des voitures « Ketches »

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ketchesConsidérées comme des voitures qui ont résolu sensiblement le problème épineux de transport en commun, des voitures dites « Ketches » sont devenues la cible des voleurs des véhicules dans la ville de Kinshasa.
Il ne se passe plus un jour sans que des victimes ne se plaignent du vol de leurs voitures de cette marque très prisée par les kinois. Le modus operandi diffère d’un cas à l’autre. Mais le plus utilisé est celui qui recourt à des drogues inoculées par la voie des seringues dans le verre de bière ou de boisson sucrée en bouteille de plastic.
 
Pas plus tard que le lundi dernier, un jeune étudiant dénommée « Jonathan » âgé de vingt-deux ans a été victime de sa bonne foi. Pour financer ses études, Jonathan fait le taximan selon son horaire des cours à l’université William Booth.
Comme tous les taximen, Jonathan a cru toucher le bon morceau face à une offre de location par heure lui présentée par un couple des jeunes gens prétendant venir du Kongo Central pour faire des affaires à Kin. Il était quatorze heures lorsqu’il  a commencé sa tournée à travers les rues et avenues de la capitale. Vers dix-huit heures, les deux clients indiquèrent un hôtel situé dans la commune de Kasa-Vubu comme leur destination finale. Arrivés sur les lieux, celui qui passait pour le mari demanda à Jonathan d’attendre devant l’entrée principale dudit hôtel le retour de sa femme partie récupérer de l’argent chez un client. Une heure après, c’est une voix féminine qui appela au téléphone Jonathan de monter au troisième niveau pour récupérer la somme de 40 dollars Us convenue comme le prix de toutes les courses effectuées depuis 14 heures.
            Quinze minutes après son retour dans la chambre, la même dame lui demanda d’aller récupérer la valise contenant ses effets. Le jeune taximan retrouva le couple en train de manger et le mari l’invita à table. Il choisit un plat de « shawarma » et une bouteille de boisson sucrée en plastic que le jeune consomma sans se soucier le moins du monde.
            Le pauvre Jonathan n’a pas su comment Il sombra dans un sommeil profond jusque vers 22 heures lorsqu’il réveilla enfermé dans une chambre d’hôtel. Sans réaliser ce qui lui était arrivé, Il va alors se mettre à crier et  frapper fort sur la porte pour signaler sa présence. L’un des agents de cet hôtel accourus va le reconnaitre. Il va alors expliquer ses malheurs après avoir réalisé que sa voiture ne se trouvait plus garée au parking de cet hôtel. Les malfaiteurs lui avaient fait les poches en emportant toutes les recettes de l’avant-midi évaluées à la somme de trente mille Francs Congolais, sa montre, ses deux appareils de téléphonie cellulaire et surtout la bagatelle somme de trois mille dollars Us qu’il venait de retirer à la Banque Accès pour le compte de sa mère.
            Le gérant de l’hôtel va alors faire appel au Commissariat de la Police de la Commune pour des enquêtes préliminaires. Où Jonathan fut alors retenu pendant toute la nuit pour une série d’interrogatoires avant d’être expédié sous escorte au parquet de Grande Instance de Kalamu. Dieu merci, la propriétaire de la dite voiture demanda et obtint sa remise en liberté du fait de sa sincérité et de sa loyauté. Car, a-elle déclaré, cela Jonathan venait de faire deux ans à son service et il a toujours respecté l’horaire tant de la remise du véhicule à domicile que du versement des recettes réalisées pendant la journée. Des avis de recherche ont été lancés à travers toute la République conjointement par la Police et la propriétaire.
            En outre, selon les premiers éléments des enquêtes, c’est grâce à une seringue que les malfaiteurs ont injecté un produit soporifique dans la bouteille de la boisson sucrée qui a eu comme effet de plonger le pauvre Jonathan dans un profond sommeil. C’est cet élément, en plus du fait que l’infortuné est reconnu sérieux tant au quartier Itimbiri de la commune de Kintambo qu’à l’université, qui a convaincu la Police et le parquet de le remettre en liberté.   
                Castro
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