RECONSTRUCTION DU CONGO : NOUS N’AVONS RIEN COMPRIS !

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Le 24 avril dernier, nous avons célébré le 20ème anniversaire du discours du Maréchal MOBUTU, alors Chef de l’Etat, « libérant » le pluralisme politique et syndical dans notre pays. Aujourd’hui 03 mai 2010, il y a de cela exactement 18 ans que, du haut de la tribune de la Conférence Nationale Souveraine, s’exprimait le Professeur Alphonse ELUNGU PENE ELUNGU, un de nos plus brillants philosophes, invité à cette assemblée historique pour le compte du « Monde scientifique ». Ayant sans doute compris que la vague des Conférences Nationales Souveraines qui déferlait alors sur l’Afrique noire francophone risquait de déboucher sur un semblant mieux, une caricature de démocratie, il avait tenu à fixer l’attention de nos compatriotes sur son entendement de la démocratie véritable qui, d’après lui, ne peut éclore que là où il y a un véritable « peuple » c’est-à-dire un « ensemble-des-citoyens-conscients-de-leur-citoyenneté ». D’où, l’intitulé d’une intervention devenue célèbre tant par sa hauteur, sa profondeur que sa clarté, à savoir : « De la démocratie : loi du peuple et lien sacré ».

Si l’on considère que seuls ceux qui avaient un certain niveau d’instruction et au moins 18 ans d’âge en 1992 ont pu suivre ce message, il s’en suit que « les moins de 35 ans » aujourd’hui (soit autour de 80% de la population Congolaise) ne l’ont pas suivi ! La nécessité de le rediffuser  est donc d’autant plus évidente que la problématique de la démocratisation de notre pays, en particulier, et de l’Afrique, en général, reste tout à fait entière malgré la mise en route d’un processus électoral – qualifié par certains de  « satisfaisant » – processus qui, il y a un peu plus de trois ans, a donné naissance aux institutions dites de la IIIè République.

Une lecture attentive de ce message nous permettrait de constater que nous n’avons rien compris de la démarche proposée par son auteur tant, depuis lors, rien de vraiment fondamental ne semble avoir changé par rapport à « son » diagnostic du mal « zaïro-congolais ».

A l’ombre d’une certaine légitimité démocratique, en effet, les mêmes pratiques « anti républicaines » qui jalonnent notre histoire depuis 1960 sont, hélas, toujours présentes ! Découvrez ou redécouvrez ce « discours fondateur » d’un Nouvel Ordre politique, économique, social, culturel… qui risquait de tomber dans les oubliettes de l’histoire !

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