RDC : la croissance économique en légère progression par rapport à l’Afrique subsaharienne

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L’économie congolaise se porte bien en ce mois d’avril 2019, notent les économistes. Par rapport au niveau de l’Afrique subsaharienne, sa croissance à fin décembre 2018, se situait à 5,8 % contre 3,7 % en 2017. Ce niveau, tel qu’indiqué par la Banque centrale du Congo dans sa note de conjoncture d’avril, est en progression de 2,9 points de pourcentage. Un taux de croissance économique de 5,9 % est prévu cette année.

            Cette bonne santé de notre économie résulte essentiellement de l’activité économique boostée par le dynamisme du secteur primaire, avec une contribution à la croissance du PIB réel que les économistes estiment à 4,7 points. Viennent ensuite les secteurs tertiaire et secondaire qui afficheraient des contributions respectives de 0,6 point et 0,5 point. Dans cette conjoncture, les taxes sur les produits devraient accuser une contribution nulle à la croissance du PIB.

            Dans leur analyse, les experts de la BCC indiquent que s’agissant du secteur primaire qui est le moteur de la croissance, son évolution induirait une progression de 5,3 % à 11,0 % entre 2017 et 2018. Pour eux, cette évolution résulterait de la consolidation de 16,9 % de la branche extraction en 2018, après 7,8 % en 2017. Cette performance s’explique par l’accroissement de la production de principaux produits miniers, notamment le cuivre et le cobalt, affichant respectivement de volumes de production de l’ordre de 1.225.227 tonnes et de 109.402 tonnes, alors qu’en 2017, la RDC avait produit 1.094.637 tonnes de cuivre et 82.461 tonnes de cobalt. Cela n’a été possible qu’à la faveur de la reprise de la production à la société minière KCC, à Anvil Mining et de l’entrée en phase de production de l’entreprise Mikas Mining, fait savoir l’Institut d’émission.

            Le secteur secondaire connaitrait une croissance moins dynamique en 2018, bien qu’affichant une progression de 4,0 % de sa valeur ajoutée contre 7,6 % une année auparavant. L’apport de ce secteur à la création de richesses a baissé de 1,2 point en 2017 à 0,6 point en 2018. Et pour cause ! La contreperformance enregistrée au niveau de la branche «  Bâtiments et Travaux publics ». On se rappellera à ce sujet que les travaux d’infrastructures tant du secteur public que privé avaient connu une baisse d’activités, après le boom immobilier enregistré à une certaine période.

            Dans le secteur tertiaire, une faible progression de 1,1 % en 2018 avait été notée par rapport à 2017 qui avait enregistré 3,0 %, avec une contribution à la croissance de 0,5 point contre 1,2 point en 2017. A en croire les techniciens de la BCC, cette situation résulterait d’une diminution de 1,4 % dans la branche «  Transports et Télécommunications » et ce, après une croissance de 2,7 % en 2017. Une contreperformance dans ce secteur justifierait cette situation, notamment à la suite de la baisse d’activités de Télécommunications dont la valeur ajoutée avait régressé de 6,1 % et du ralentissement des activités de commerce.

            Au vu du baromètre de conjoncture, il ressort que la confiance des chefs d’entreprises s’est légèrement effritée au mois de février 2019, au regard des résultats de l’enquête de conjoncture menée par les techniciens de l’Institut d’émission. Le solde global brut de leurs opinions, notent ces techniciens, s’est légèrement détérioré, passant de 6,2 % en janvier 2019 à 5,1 % au cours du mois sous analyse.

            De manière générale, cette baisse d’optimisme s’explique par le comportement observé dans tous les secteurs à l’exception du secteur «  Electricité et Eau » où l’on a noté une consolidation de la confiance attestée par un accroissement de 41,9 % à 48,5 % du solde d’opinions, d’un mois à l’autre. Les techniciens de la BCC ont décelé dans le secteur «  Constructions », une certaine modération de la méfiance de chefs d’entreprises perceptible à travers une amélioration du solde d’opinions de – 68,2 % à -21,4 %.

            S’agissant de l’évolution des prix intérieurs, à la 4 ème semaine du mois d’avril 2019, la BCC a noté que les prix des biens et services sont demeurés sous contrôle. Ainsi, l’indice des prix à la consommation s’est accru de 0,094 % contre 0,0115 % la semaine précédente. Ce qui donne une légère baisse de 0,031 point. En rythme mensuel, le taux s’est situé à 0,370 % contre 0,275 % au mois de mars et 1,356 % en cumul de l’année. Toute chose étant égale par ailleurs, concluent les experts de l’Institut d’émission, l’inflation annualisée devrait se situer à 4,206 % à fin décembre et à 4,800 % en glissement, face à un objectif à moyen terme de 7,00 %.                J.R.T.    

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