RDC : le Conseil de Sécurité exige un large consensus politique

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conseil-de-securite-1024x670Dans une déclaration rendue publique le lundi 05 décembre 2016 par son président, le Conseil de Sécurité s’est dit fort préoccupé par la situation politique, sécuritaire et humanitaire qui prévaut en République Démocratique du Congo. Il a fait sien le rapport lui présenté par ses membres ayant séjourné à Kinshasa et au Nord-Kivu du 11 et au 13 novembre 2016.

Une fois de plus, cette institution onusienne a exprimé de vives inquiétudes au sujet du délai-butoir du 19 décembre, date de l’expiration du second et dernier mandat du Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila. A New York, on ne fait pas mystère du pire que l’on
craint pour le peuple congolais.

On peut lire, à cet effet, que « Le Conseil de Sécurité suit de très près l’évolution récente de la situation politique en République Démocratique du Congo et demeure préoccupé par le risque de déstabilisation que l’absence de règlement rapide et consensuel de la crise politique actuelle fait peser sur le pays et la région dans son ensemble, comme en témoignent les violences des 19 et 20 septembre 2016 ».

Tout en prenant acte de l’Accord politique du 18 octobre et de la nomination d’un nouveau Premier ministre, le Conseil des Sécurité demande aux parties prenantes à la crise de « continuer à tenir des discussions ouvertes à tous afin de parvenir à un large consensus en vue de l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres, justes, crédibles, ouvertes à tous, transparentes, pacifiques et dans les meilleurs délais, menant à une transmission pacifique du pouvoir, conformément à la Constitution Congolaise, afin d’assurer la stabilité, le développement et la consolidation de la démocratie constitutionnelle en République Démocratique du Congo ».

Le Conseil de Sécurité a également exprimé son soutien à la Cenco (Conférence Episcopale nationale du Congo) pour la mission de bons offices qu’elle pilote, depuis octobre, en direction des parties signataires comme non signataires de l’Accord politique de la Cité de l’Union Africaine. Ses membres n’ont pas fait mystère de leur souci de
voir les divergences qui opposent les unes et les autres être vidées avant le 19 décembre.
Afin qu’un climat de confiance puisse s’installer entre le pouvoir en
place et la véritable opposition congolaise, le gouvernement est
invité à multiplier les mesures de décrispation politique. On croit
savoir qu’allusion est faite à la libération des prisonniers
politiques et d’opinions, à la levée de l’interdiction des
manifestations publiques, à la réouverture des médias fermés, à la
cessation des poursuites judiciaires contre les opposants.
Le Conseil de Sécurité a également demandé au gouvernement de
respecter les libertés fondamentales, de faire cesser les atteintes
aux droits humains. Au pouvoir comme à l’Opposition, il est demandé le
maximum de retenue dans la gestion des faits et propos liés à la
situation politique.
Un message clair a été lancé à la Monusco quant à une plus grande
protection des populations civiles en cette période de fortes tensions
politiques et sociales, parallèlement à sa mission de traque des
forces négatives dans la partie orientale de la République
Démocratique du Congo. Pour le Conseil de Sécurité, le maximum devrait
être fait, d’ici le 19 décembre, pour éviter l’implosion du grand
Congo.
Kimp

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