Question aux députés de l’Ituri et des 2 Kivu

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Alors que les Congolais dans leur ensemble attendent impatiemment l’investiture du gouvernement Sama Lukonde, dont la composition a pris beaucoup de temps, afin de s’attaquer aux nombreux défis qui assaillent la République et mettent en péril la vie de son peuple. Il est curieux de constater que certains compatriotes, en particulier des députés nationaux semblent se livrer aux manœuvres tendant à bloquer la machine et empêcher l’investiture du gouvernement. C’est le cas des élus des provinces de l’Ituri, du Nord et du Sud Kivu qui optent de suspendre leur participation aux travaux de l’Assemblée nationale au motif de protester contre l’insécurité qui continue de sévir dans leurs provinces.

Lancé par les députés de l’Ituri, le mouvement de boycott des travaux ou suspension de participation aux activités parlementaires vient d’obtenir le soutien de leurs collègues de deux provinces du Kivu, à savoir le Nord et le Sud Kivu.

La question que l’opinion se pose est celle de savoir pourquoi une telle revendication en ce moment précis où tous les Congolais attendent l’investiture du gouvernement. Que veulent au juste les députés de l’Ituri, du Nord et Sud Kivu en cherchant à empêcher ou bloquer l’investiture du gouvernement SamaLukonde ? Alors que parmi les priorités à expédier par l’équipe Sama Lukonde, la sécurité occupe le peloton de tête des urgences.

            En se livrant à de telles manœuvres, les élus de ces provinces, qui sont d’ailleurs les premières concernées par l’insécurité, ne jouent-ils pas le jeu de l’ennemi et de tous ceux qui tirent des dividendes de la précarité de la situation qui prévaut dans cette partie de la République ?

Par le boycott des activités parlementaires, ces élus ne cherchent-ils pas à maintenir le statu quo et permettre aux assassins et autres tueurs de continuer leur entreprise macabre ? Car,  d’après certaines sources, la situation d’insécurité dans cette partie profiterait énormément à certains compatriotes parmi lesquels se trouveraient des acteurs politiques et économiques. Alors, les députés de ces trois provinces trouvent-ils leurs comptes dans le maintien de l’insécurité dans leurs fiefs ? Ou alors il s’agirait tout simplement d’une stratégie visant à empêcher que la vérité éclate au grand jour dans cette nébuleuse d’insécurité ayant élu domicile à l’Est du pays? Surtout que l’institution qui les employent venait de décider de la mise en place d’une mégacommision d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière, et toute la lumière, sur la situation qui prévaut dans ces provinces ainsi que d’autres qui sont également victimes de l’insécurité.

            Les autorités devraient ouvrir grandement l’œil, et aller jusqu’au bout en vue de savoir ce qui se cache réellement derrière cette situation. Par-là, on saura identifier les acteurs et commanditaires des massacres à répétition à Beni, Butembo, Rutshuru, Bunia, Mahagi, Irumu, Kalehe, Uvira…ainsi que tous ceux qui en tirent profit. Le jeu de cache-cache a trop duré. Vivement la lumière.

Dom

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