Quatre journalistes primés par la FRPC et l’Ucofem

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Anna_Ngemba_MayimonaDans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Liberté de la presse, la Fédération des Radios de Proximité du Congo (FRPC) et l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM), ont organisé dans la soirée de mardi 03 mai 2016 à Béatrice Hôtel, dans la commune de Gombe, la remise des prix aux lauréats de la première édition du concours de meilleures productions médiatiques.

Selon Nancy Mubalo, directrice adjointe de l’UCOFEM,  ce prix est une façon d’encourager  les productions médiatiques sur les questions liées aux problèmes de développement des communautés et aux droits de
la femme.

Elle a indiqué qu’il était difficile de choisir le meilleur contenu médiatique puisque les 50 candidatures étaient de qualité. Néanmoins, les jurés ont su pénétrer le fond de tous les reportages pour en ressortir les meilleurs.

Dans ce même ordre d’idées, Alain Nkoy, vice-président du CSAC, a encouragé le travail des radios communautaires dans la promotion des femmes, actrices du changement des mœurs.

Quant au représentant de la FRPC, il a fait savoir que la RDC traverse une période tumultueuse due au climat politique actuel. Cela appelle à la responsabilité des journalistes dans le traitement des informations, conformément à la loi et au code d’éthique et de déontologie qui les régissent.

Il a relevé que les radios communautaires sont confrontées à plusieurs défis, notamment la non structuration de ces médias à travers les nouvelles provinces démembrées,  le manque de partenaires, etc. C’est ce qui ne leur permet pas de réaliser leur travail dans la sérénité.

Deux propositions de loi sur la table de l’Assemblée Nationale
Parlant des problèmes de la liberté d’expression dans les radios
communautaires, l’un des membres de la FRPC a souligné le fait qu’il
s’avère important que le législateur revoie la loi de 1996 sur
l’exercice de la liberté de la presse, compte tenu de nouvelles
réalités des médias congolais.  Cette loi ne reconnait pas par exemple
les radios communautaires, les médias en ligne, etc.
Par ailleurs, plusieurs médias sont fermés pour diverses raisons
parfois, sans fondement légal. Il se pose, en outre, de sérieux
problèmes pour accéder à certaines informations publiques.
Il a rappelé qu’il y a deux propositions de loi en veilleuse. La
première se rapporte au droit d’accès à l’information et la seconde à
la liberté de la presse. Il a plaidé pour leur mise en œuvre afin de
sécuriser les professionnels des médias qui font l’objet de poursuites
judiciaires, peut-être parce qu’ils détiennent des informations des
gestionnaires des affaires publiques que ces derniers détiennent par
devers eux, alors qu’ils devraient, au nom de la redevabilité, les
mettre à la disposition du public.
Il sied de noter que le prix de deux premiers lauréats était composé
d’une enveloppe de 600$  pour chacun, d’ordinateurs portables, de
l’annuaire des radios communautaires, etc. Les deux autres lauréats
ont reçu chacun 400$, un dictaphone et tous les accessoires
nécessaires.
Perside Diawaku

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