Quatre bandits, tueurs en série des agents de l’ordre, dans les filets de GRI

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Un cadavre d’homme retrouvé un matin de novembre 2014, sur une avenue de Kimbanseke, a été identifié les limiers du Groupement de recherche et d’investigations comme étant le brigadier Boheno Ndeke de l’UPI. A en croire les résultats de leurs enquêtes, cet élément assurait la garde à l’agence BIAC, sise route de Mokali, commune de Kimbanseke, quand il avait été attaqué par des bandits. Ces derniers lui ont arraché son arme Fa, avant de l’abattre sans autre forme de procès.

A l’état-major de cette unité du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, on était  encore occupé à rechercher les traces des criminels, quand on était alerté au sujet d’un cadavre d’un autre policier. C’était le 27 décembre 2014, quatre jours avant la fête de Nouvel an. Ce jour-là, le corps inerte devant eux, n’était autre que celui du policier Muasa Kapela du sous-commissariat Mabaka. Ici aussi, les meurtriers de l’élément du Commissariat de Masina II avaient emporté l’arme de leur victime.

Le mystère planant sur l’identité des tueurs, les enquêteurs ne faisaient pas encore le lien entre ces deux crimes commis sur des agents de l’ordre qui, à première vue, apparaissaient comme des faits isolés. Et c’est le 2 janvier 2015 que les pièces du puzzle constituées par des meurtres en série commençaient à se mettre en place et à donner des idées aux limiers.

En effet, sous la pluie qui avait arrosé la ville de Kinshasa, le soir du 2 janvier 2015,  deux cadavres gisaient par terre à leur domicile de l’avenue Kindia n°1, quartier Bibwa/B.A.T. commune de la Nsele. C’était Jean Mukoko Ngwabana et son fils Dovally Mapila. Cette fois-ci, les investigations ne semblaient pas confirmer la thèse d’un même groupe de malfaiteurs.

Tout deviendra plus clair quand les riverains du cours d’eau Tshwenge ont saisi le commissariat de Masina, pour signaler la découverte d’un corps d’homme sur le rivage. La victime a été identifiée comme étant le 1 er sergent Dikandala Shamba du 11 régiment 1er bataillon et 1ère compagnie de la Garde républicaine assurant la garde à l’aéroport international de Ndjili.

On croit savoir qu’il fut braqué, abattu et le corps abandonné au bord de la rivière Tshenge.

Quatre tueurs au coeur d’acier dans les filets de la police provinciale

Voilà des dossiers de criminalité qui trahissaient le même modus operandi. Pour des liens de ressemblance, il y en avait assez pour ne pas se tromper de version. Les tueurs agissaient avec cruauté, abattaient leurs victimes avec des armes de guerre et peut-être avec celles qu’ils venaient d’arracher.

Les investigations ont alors conduit le GRI à déployer ses hommes dans le secteur. A Masina Pascal, un point de contrôle mis sur pied, allait organiser des patrouilles dans les principaux quartiers criminogènes où viennent s’aventurer des malfrats de la pire espèce. A Tshangu, des éléments incontrôlés ont érigé leur base arrière avec plusieurs fiefs et coins de refuge.

Dieu merci, au cours de cette traque, des informateurs ont communiqué aux limiers, quelques noms de membres de la pègre cités comme suspects. Ctte information va se révéler capitale, car c’est appréhendant par un pur hasard le sieur Penenianga Oscar, le fameux «  Formol » que tout va s’éclaircir.

L’homme a reconnu quelques crimes non élucidés, et cité quelques-uns de ses comparses. C’est grâce aux détails sur leurs adresses que trois bandits, de gros calibres, seront appréhendés. Il s’agit des sergents Kalonji Mukenga Papy alias Pitchen et Ngoy Bwanga Djibril alias Patrick et sieur David Lembo. Ces malfrats au passé très surchargé des crimes, des vols à main armée, des extorsions et des viols, n’en seraient pas à leurs premiers forfaits du genre.

Les enquêteurs du GRI avaient entre leurs mains, l’une des bandes les plus redoutables de la ville, qui donnaient des insomnies à la police et aux autorités urbaines. Pour preuve de leur dangerosité, plusieurs armes de guerre et blanches ont été trouvées cachées les unes, dans le plafond, et les autres dissimulées, dans les herbes derrière les installations sanitaires.

Il fallait l’expérience des limiers du GRI pour faire la fameuse découverte : cinq armes Fa et un poignard. Ce sont ces armes qui constituent des pièces à conviction. On laisse entendre que deux autres armes Fa avaient été transférées à l’Auditorat militaire de garnison de Matete.

Aujourd’hui, les limiers du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa tentent de reconstituer le palmarès des forfaits perpétrés par cette bande dont d’autres membres sont encore en cavale avec d’autres armes de guerre.
Affaire à suivre !
JRT

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