Proposition du professeur Daniel Mpia Ndombo : « Il faut une dictature éclairée en RDC »

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En analysant les faits et la situation de notre pays, il est important que chaque Congolais conscient et déterminé à le voir émerger et aller de l’avant, apporte sa pierre pour sa reconstruction. Telle est la raison qui a poussé le professeur Daniel Mpia Ndombo à réfléchir sur les mécanismes pouvant permettre aux dirigeants de la République Démocratique du Congo de poser les jalons pour le vrai changement qui va booster le développement effectif du pays. Ainsi, il a pensé à la mise en place d’un régime ‘’dictatorial éclairé’’. Que veut-il dire au travers de cette prise de position ? Répondant à cette interrogation lors d’un entretien avec la presse dans son bureau, le samedi 15 février 2020, le professeur Daniel Mpia Ndombo a souligné que, « la dictature éclairée, c’est celle qui milite pour l’intérêt du peuple en général… et non un régime dictatorial au profit d’un groupe d’individus et des personnes d’une même couche sociale, qui s’approprient des biens de l’Etat, des avoirs de tous ».

Selon lui, il s’agit « d’une dictature où le chef est au service de la nation, et le peuple reconnais en lui son autorité établie par les urnes, bref, son électorat. Un tel régime suppose le respect du chef de l’Etat, l’obéissance à ses ordres et programmes, étant donné que c’est lui l’autorité suprême qui a reçu l’orientation politique et même divine pour diriger le pays.

            « ..Moi, je parle de la dictature pour l’intérêt de la nation. Moi, j’ai étudié avec des Libyens en Angleterre, dans le temps de Kadhafi. Kadhafi envoyait à chaque étudiant pas moins de 10 mille dollars par mois. Kadaffi était un dictateur  mais une dictature pour l’intérêt de la nation. Quand je parle de la dictature ici, je pense à une dictature qui doit être douce, pas une dictature pour détruire la nation. Car nous avons besoin d’un régime fort. Pour que l’on puisse avoir un régime fort au Congo, le peuple doit d’abord respecter la personne qu’il a votée. Parce que la personne qui a été votée par le peuple, c’est la personne qui a la révélation de Dieu. Elle a l’onction divine pour savoir comment diriger ce pays.

     ….Malheureusement, l’on constate qu’il y a des personnes qui cherchent à torpiller tout ce que le président est en train de dire. Là, je ne fais pas seulement allusion à l’actuel président mais je fais une réflexion pour les présidents qui seront élus lors de prochaines échéances électorales.

Le peuple doit nécessairement suivre ce que le président dit, la ligne de conduite édictée par le Chef de l’Etat. Pour se faire, il faut qu’il ait une dictature ‘’douce’’, au profit  et dans l’intérêt de la nation».

Interrogé au sujet d’un régime dictatorial où l’on met une croix sur la liberté d’expression, les droits humains et autres, le professeur Daniel Mpia a fait savoir à la presse que le respect droits humains est une obligation pour les dirigeants mais aussi pour le peuple. La liberté d’expression n’est pas égale au libertinage, aux insultes à l’endroit du Chef de l’Etat. Les valeurs culturelles bantoues, où le Chef incarne le pouvoir auquel tous les sujets sont appelés à obéir ont presque disparue chez les Congolais.

Pour le cas de la RDC, il estime qu’il y a beaucoup de choses à corriger, car il y a des actes de sabotage de ses actions à plusieurs niveaux. Or, le peuple congolais est totalement derrière lui.

            Lorsque les professionnels des médias ont cherché à connaître les problèmes dont souffre notre démocratie, le professeur Daniel Mpia a dit : « je pense que les Congolais n’ont pas encore suffisamment développé les valeurs démocratiques. Ils n’ont pas la culture démocratique. Si nous fonctionnons avec un tel régime démocratique, nous risquons de tourner en rond 100 ans, sans que les choses changent.

            Quand je vois ce que fait Kagame au Rwanda, sous un régime dictatorial depuis 1994, je constate que ce pays a terriblement progressé sur tous les plans, surtout économique et social.

            Le progrès au Congo, c’est d’abord une question de mentalité. Ce sont des gens en cravate qui détruisent ce pays ».

             Signalons que le professeur Daniel Mpia Ndombo est détenteur d’un doctorat en sciences informatiques et traitement des informations, d’un doctorat en éducation inclusive, d’une licence en théologie libérale et pratique.Dorcas Nsomue 

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