Promotion du Genre : l’UCOFEM au Phare

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Anna Mayimona, présidente de l’UCOFEM (Union Congolaise des Femmes des Médias)  s’est présenté hier mercredi 30 mai 2012 à la rédaction du journal Le Phare dans le cadre de la vulgarisation du rapport de monitoring sur le Genre dans les médias congolais produit par son association. En présence de l’éditeur-directeur général Polydor Muboyayi Mubanga, elle a donné les grandes lignes de ce document. L’objectif visé, c’est de promouvoir l’intégration d’un plus grand nombre de femmes dans tous les services de medias.
 
Selon les enquêtes menées par l’Ucofem en ce qui concerne le genre dans les organes de presses en 2007, 2009 et 2012,  il a été constaté que les femmes représentent une proportion de 15% en 2007, 19% en 2009 et 25% en 2011. L’étude relève  en outre que la représentation des femmes au sein des entreprises de médias a légèrement  augmenté de 20 à 25% en l’espace de six ans. Cette présence est plus remarquable dans les services tels que la rédaction et le marketing. En ce qui concerne les rédactions surtout la radio et la télévision les femmes dominent dans la présentation des journaux mais sont minoritaires dans la réalisation des reportages où les hommes sont majoritaires, a-t-elle précisé. 
D’après le rapport présenté au Phare, dans les pratiques journalistiques, les informations de proximité sont privilégiées. Les fonctions des sources sont plus ou moins équilibrées, les sources principales sont plus nombreuses que les sources secondaires et le journaliste reste au centre de la recherche de l’information. Cependant la politique domine dans la presse congolaise au détriment d’autres sujets aussi d’intérêt national tel que le développement, l’économie, santé, etc. Les sujets sur les violences basées sur le genre et le VIH/SIDA n’intéressent pas beaucoup les rédactions de la RDC. Les nouvelles et les brèves sont les genres les plus courants par rapport aux articles de fond qui nécessitent la maîtrise du sujet et qui généralement font intervenir plusieurs sources avec la possibilité de diversité de sexe. Au cours de sa présentation,   Et pendant la période électorale, les médias ont marqué aussi leur présence comme support d’appui à la démocratie. Ils ont accordé un accès limité aux femmes candidates, mais cela est allé au-delà de leur pourcentage à la participation au scrutin. Les femmes n’ont pas vendu que leur propre image. Les références aux leaders de leurs partis politiques étaient le mot d’ordre repris aussi bien par la majorité des candidates et candidats tout au long de la campagne électorale.
Au regard des progrès réalisés d’une part et d’autre part des efforts à fournir pour atteindre l’objectif de 50/50,  l’Ucofem a adressé quelques recommandations aux médias, aux formateurs des professionnels des médias, aux associations des femmes, à la société civile et aux associations des médias. Ces recommandations sont les suivantes : l’organisation  régulière d’évaluation des politiques du genre au niveau interne de chaque organe engagé dans le programme, la création des programmes de cours « genre et média » dans le programme d’enseignement en communication et journalisme, la recherche de l’information et le renforcement des capacités des femmes pour se familiariser avec les médias, des amendements pour les codes et les lois existants pour les rendre plus respectifs en matière du genre, etc.
Elle a déploré le fait que beaucoup de femmes cherchent la facilité, omme  les conditions de travail sont difficiles, mais tient à voir une journaliste compétente être promue dans son entreprise.
L’Editeur du Journal Le Phare a mis un accent sur la formation qui pose de sérieux problèmes. Il a vivement recommandé à la présidente de l’Ucofem de voir le ministre de l’EPSP à ce sujet.
 
  Muriel Kadima
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