PROGRAMME DE FELIX TSHISEKEDI TSHILOMBO (ELECTION PRESIDENTIELLE 2018)

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Nous allons rendre à la Justice l’efficacité dont elle a besoin, par une remise à niveau régulière, particulièrement de la Police judiciaire, notamment par l’initiation aux technologies nouvelles de l’information, par le contrôle des procédures pénales et de leur
exécution dans les maisons carcérales et par le combat contre la lenteur administrative.

Nous allons réécrire la loi sur l’organisation et le fonctionnement
du Conseil Supérieur de la Magistrature, en vue de lui assurer son
autonomie et son impartialité.
Nous allons évaluer, réhabiliter, construire et veiller à l’entretien
régulier des prisons, ainsi qu’imposer le respect des règles et des
procédures en la matière.
Nous allons former les Magistrats et le personnel judiciaire et
pénitentiaire à l’utilisation de l’outil informatique et de
l’internet, indispensables pour plus d’efficacité de notre système
judiciaire.
Nous allons parachever de façon programmée et effective,
l’installation de toutes les institutions judiciaires et
administratives prévues par la Constitution.
Nous allons doter les Magistrats d’un statut, leur garantissant des
plans de carrières et de revenus, en rapport avec le rang de chacune
de leurs catégories.
Nous allons protéger le Magistrat, pièce maîtresse de la justice,
contre la corruption et toutes les pressions inconsidérées de divers
milieux, par un meilleur encadrement professionnel et social.
Nous allons faire de la lutte contre la corruption, fléau dont les
proportions se chiffrent par milliards, notre cheval de bataille et
mettre effectivement fin au règne de l’impunité.

Réformes proposées dans le domaine des Relations Internationales
Nous allons assurer à la RDC un retour rapide et une présence
permanente, sur la scène internationale où se jouent les enjeux
majeurs mondiaux. La RDC aura ainsi retrouvé son rôle moteur dans la
coopération et l’Intégration Régionales, tout autant que la place
qu’elle mérite dans le concert des nations.
Nous allons promouvoir en RDC, pays entouré de neuf voisins, la
politique de bon voisinage. Cette politique de proximité sera
appliquée à l’égard de tous  les neuf voisins de notre pays, comme
levier d’une cohabitation pacifique mutuellement profitable.
Nous allons rechercher une solution politique durable aux conflits
entre les communautés de l’Est de la RDC, en ciblant les causes
profondes et en créant les conditions favorables à un dialogue franc
et direct, du type vérité et réconciliation, avec celles du Burundi,
de l’Ouganda et du Rwanda.
Nous allons encourager l’intégration régionale, qui est d’une
nécessité vitale pour la RDC. Cependant, face à la multitude des
Organismes dans lesquels notre pays est présent, nous établirons entre
ceux-ci un ordre de priorité, au regard des objectifs clairs à
atteindre que nous allons fixer pour  chacun de ces Organismes. Le cas
échéant, cette rationalisation pourrait conduire la République à un
retrait pur et simple de telle ou telle autre de ces structures
régionales.
Nous allons établir une adéquation entre cette présence dans les
différents Organismes et les moyens budgétaires de la République. Il
s’agira d’éviter à la RDC l’accumulation des arriérés de cotisations
qui lui privent de voix délibérative et, de fait, consacrent
l’inutilité même de sa présence au sein de certaines de ces structures
régionales.
Nous allons accroître, partout où nous déciderons de demeurer, la
participation de la RDC à la construction des mécanismes de sécurité
collective dans la sous-région, notamment aux fins d’asseoir la
stabilité des Institutions de la République.
Nous allons promouvoir des projets économiques et sociaux
intégrateurs notamment par la création des zones franches à nos
frontières.
Nous allons, mutatis mutandis, revisiter les relations et la
coopération internationales hors Afrique. Le principe gagnant -gagnant
devra prévaloir dans toutes ces réformes comme base de tout
partenariat.
Nous allons restaurer la crédibilité internationale des Missions
diplomatiques de la RDC et redonner aux Diplomates Congolais le
prestige qu’ils n’ont plus. Les dettes accumulées depuis le début des
années quatre-vingt seront apurées. Un nouveau barème de rémunérations
et du niveau des frais de fonctionnement seront fixés. Le critère
d’excellence sera réintroduit dans le recrutement des Diplomates.
Nous allons rationaliser, par suppression ou par regroupement, le
nombre des Diplomates et celui des Missions à l’étranger, sur la
double base, de leur utilité et des moyens budgétaires du pays, de
manière à en assurer un fonctionnement normal.
Nous allons rapatrier dans la dignité, les Diplomates et Agents
d’Ambassades qui doivent revenir au pays.
Nous allons renouer le lien entre la RDC et les Congolais de
l’étranger. Une  véritable réconciliation du Congolais de l’extérieur
avec son pays est un
.-impératif pour inciter celui-ci , à se joindre à son compatriote de
l’intérieur, pour participer à l’oeuvre de la refondation d’ une RDC
prospère au bénéfice de tous ses enfants.
Nous allons introduire, dans la conduite de l’action diplomatique, la
prise en compte des intérêts des Congolais de l’étranger, notamment en
ce qui concerne leurs droits en tant que Citoyens: être électeur, être
éligible, être défendu le cas échéant par son pays, entrer et sortir
en toute liberté du territoire national, étant entendu que, comme tout
le monde, le Congolais de l’étranger a aussi des devoirs envers son
pays qu’il doit assumer.
Nous allons faire du Congolais de l’étranger, un des facteurs
générateurs de la croissance économique, en lui accordant des
facilités pour le transfert des fonds, faire du commerce ou, mieux
encore, investir dans son pays.
Nous allons tout mettre en oeuvre pour rendre effectif l’application
du principe de réciprocité. Les nationalités admises à travailler en
RDC, leurs pays devront aussi accepter le principe d’accorder, aux
Congolais qui le souhaitent, le droit d’y travailler à des conditions
d’accompagnement similaires.
Nous allons veiller à ce que, désormais, tous les postes offerts par
les Organismes internationaux et régionaux à la RDC reviennent aux
Congolais sur base du mérite.

Réformes proposées pour l’amélioration du Climat des Affaires
Nous allons créer la confiance et le dynamisme dont le monde des
affaires a besoin, par la finalisation du processus de mise en oeuvre
du Traité et des Actes uniformes de l’Organisation pour
l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), dont nous
partageons l’ambition de propulser le développement économique et de
créer un vaste marché intégré, afin de faire de l’Afrique un pôle
attrayant pour les investisseurs.
Nous allons mettre en place une Charte d’investissement qui va activer
un système fiscal incitatif, relatif aux nouvelles sociétés
industrielles et aux Grandes ainsi qu’aux Petites et Moyennes
Industries (PMI) exportatrices. La Charte va également permettre la
fusion de deux instruments publics jusqu’à présent chargés de
l’investissement, à savoir: l’Agence Nationale pour la Promotion de
l’Industrie (ANAPI) et l’instance chargée au ministère du plan de la
gestion du Code des Investissements.
Nous allons faire de l’assainissement du Climat des Affaires en RDC,
un atout majeur pour son développement socio-économique, en confiant
au Comité de Pilotage et de Réforme des Entreprises du Portefeuille
(COPIREP), dont les missions seront repensées, la responsabilité
d’établir l’état d’avancement du Document de Stratégie de Croissance
et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) et de faire des recommandations
au gouvernement d’une part et, d’autre part, faire le suivi du Comité
de Pilotage des Indicateurs d’appréciation du Climat des Affaires
édicté par le «Doing Business» de la Banque Mondiale.
Nous allons légiférer pour traquer, débusquer et punir très
sévèrement tout acte de corruption.
Nous allons rendre impartial et effectif le fonctionnement des cours
et tribunaux de commerce et des tribunaux de travail, pour une justice
équitable.
Nous allons parachever l’installation et améliorer le fonctionnement
des guichets uniques à tous les points d’accès, pour faciliter les
formalités administratives.
Nous allons, pour garantir la paix et la cohésion sociale, faire du
dialogue social un cadre institutionnel avec, comme objectif
principal, d’encourager la formation d’un consensus entre les
principaux acteurs du monde du travail, gouvernement et partenaires
sociaux, ainsi que la démocratie participative.
Nous allons mieux protéger la propriété privée et, le cas échéant,
supprimer le monopole là où il ne se justifie pas.

VAINCRE LA PAUVRETE: GRANDE CAUSE
NATIONALE
Le destin de la RDC, ce n’est pas seulement celui d’un État, c’est
avant tout celui de tout un peuple. .
Alors, comme Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, je crie de toute ma sincérité:

«Le peuple d’abord !»

Ce cri n’est donc pas pour moi un simple slogan, mais un authentique
mot d’ordre de ralliement à ce qui sublime l’engagement politique:
servir le souverain primaire dont on détient un mandat.
«Pour le Peuple d’abord», voici les trois piliers pour une croissance
productrice d’emplois et protectrice de l’environnement.
Ces trois pistes constituent la meilleure solution pour vaincre la
pauvreté. Elles sont, j’en suis convaincu , la clé de voûte pour
résoudre nos problèmes politiques, économiques et sociaux.

INVESTIR DANS L’HOMME

Là où les autres pays, comparables au nôtre, réussissent le
mieux-être de leurs populations, la RDC, quant à elle ne cesse de
péricliter.
Ce constat amer nous impose un examen minutieux et profond de notre
propre situation.
En 2017, comme renseigné à l’annexe 1, la RDC affiche un Produit
Intérieur Brut annuel par Habitant (PIB-H) de $ 458, accusant ainsi un
retard paradoxal sur des nations qu’elle devançait en 1960 avec un
indice de S 220.
Quel facteur justifierait-il cette faillite de notre pays?
Le temps a-t-il fait défaut à la RDC? Non.
Le cas d’un pays comme Haïti est édifiant. Après plus de deux siècles
d’existence, ce pays affiche un PIB-H de $ 765 seulement en 2017.
Alors que la République de Corée du Sud, qui affichait le même indice
à hauteur de $ 158 en 1960, a su , en seulement 50 ans, multiplier ce
chiffre par 175 pour le porter à  $ 27.742.
Les ressources naturelles manquent-elles à la RDC? Loin s’en faut.
L’abondance ou le manque de ressources naturelles, ne semble pas non
plus être un facteur déterminant dans la création de la richesse par
les différentes nations.
Le Brésil et la RDC ont des atouts naturels similaires. En 1960, les
2 pays avaient un PIB-H quasiment égal.
Aujourd’hui, le citoyen Brésilien gagne en moyenne par an $ 9.821
-son chiffre de 1960 a été multiplié par 46 -, alors que le Congolais
lui végète avec  $ 458, juste un peu plus de deux fois son chiffre de
1960.
À l’évidence, le temps est le même pour tous les peuples et les
ressources naturelles ne valent que par le travail de l’homme.
On note ainsi , que les pays qui se sont extirpés du
sous-développement, en une ou deux générations, sont tous parvenus à
leurs fins, ou sont en passe d’y parvenir, par la volonté de leurs
élites dirigeantes respectives.
Leurs dirigeants, hommes et femmes, ont visé des objectifs mesurables
clairs, ils ont donné aux populations les moyens de se rassembler
autour de l’essentiel.
Transformer des faiblesses en atouts, mobiliser les forces vives du
pays autour d’un dessein d’intérêt général, c’est le chemin suivi par
toutes ces nations, devenues prospères.
Alors, pourquoi pas nous?
En même temps, il nous faut constater que ce chemin , qui mène vers la
richesse des nations, comporte aujourd’hui de nouveaux défis.
Depuis le 1er août dernier, l’humanité vit à crédit, sur le dos de la
Terre, pour avoir épuisé les ressources de cette planète bleue. Ce
dépassement écologique est un drame. Nous devons désormais penser
notre avenir en termes de développement durable.
Il s’agit ici d’une notion qui situe désormais le développement
soutenable à l’intersection entre l’économie, le social et l’écologie
d’une part et, d’autre part, qui postule des solutions innovantes
qu’il nous faut trouver et intégrer dans notre quête du bien-être.
De ce point de vue, l’élément liant autant que catalyseur entre ces
trois impératifs est l’ Homme. Je considère donc que le recours aux
nouvelles technologies, qui requièrent la mobilisation des
intelligences de tous les Congolaises et Congolais, est essentiel à
l’aboutissement de l’ambition de ce Programme.
Capitaliser sur les expériences des nations qui ont réussi, là où la
RDC végète et écrire notre propre histoire en y intégrant les
exigences de notre temps, est la démarche que je vous propose pour
rejoindre, tous unis, sur la prochaine décennie, l’élite mondiale
constituée par ces peuples qui connaissent le progrès.
La RDC est restée inexplicablement en marge de ce mouvement de
l’histoire, alors qu’elle dispose, en sus de ses nombreuses ressources
naturelles, de cet atout essentiel au développement, en l’occurrence
une population de 80 millions d’âmes.
Quatre-vingt millions de jeunes, de femmes et d’hommes qu’il faut
nourrir, soigner et éduquer? Quels défis dirait-on!
Je considère que nourrir, soigner et éduquer les Congolaises et les
Congolais n’est pas uniquement que de la dépense. Bien plus, ces
jeunes, ces femmes et ces hommes, une fois nourris, soignés et
éduquer, deviendront la ressource principale, l’investissement de base
de notre pays que je vais canaliser pour vaincre la Pauvreté.
Cette population abondante cessera d’être le problème pour devenir la
solution. Elle créera, elle produira, elle consommera ce qu’elle
produira, et elle exportera ce qu’elle ne consommera pas.
Je vais mettre en place des politiques publiques adéquates pour
assurer une redistribution équitable et inclusive de la richesse
nationale ainsi produite. Cet objectif, une fois atteint, viendra
couronner l’édification, comme d’autres bâtissent des cathédrales, de
ce que le monde entier qualifiera d’un véritable «miracle congolais».
La population congolaise est très largement jeune. Cette jeunesse
fait montre d’une vitalité et d’une agressivité qui ne demandent qu’à
être bien canalisées pour, couplées avec l’éducation et le travail,
devenir le fer de lance de la création rapide de la richesse qui
manque encore, paradoxalement, à la RDC.
Permettez-moi, à juste titre, une petite digression. Cette année, la
Coupe du Monde de Football s’est jouée en Russie. La RDC a été
collectivement éliminée de la phase finale de ce tournoi. Pourtant,
vous savez que nous avons été la première des nations africaines à se
qualifier à un tel tournoi en 1974 !
Dites-moi pourquoi Isaac Kiesse, Denis Zakaria, Romelu Lukaku, Youri
Tielmans, Presnel Kimpembe, Dedryck Boyata, Steve Mandanda, Vincent
Kompany, Steven N’zonzi et autres Micky Batshuayi ont-ils été en
Russie pour le compte de leurs secondes patries respectives? N’est-ce
pas que la RDC, leur terre d’origine, faute de leadership au sommet de
l’État, a failli à leur offrir un encadrement adéquat?
Désormais, la nation congolaise peut tourner le dos aux six décennies
de gâchis qu’elle vient de subir. Notre pays peut, comme l’ont fait
d’autres nations, éradiquer la pauvreté. Il lui faut mettre le cap sur
son émergence économique et sociale.

Réformes proposées

Nous allons inscrire l’Éducation et la Formation Continue parmi les
priorités de la mandature.
Nous allons revaloriser les métiers de l’éducation de la petite
enfance. Sans éducation, une jeunesse est une bombe sociale à
retardement.
Nous allons imposer et mettre en pratique le principe selon lequel
chaque jeune Congolais a le droit d’accéder et d’accomplir, à égalité
de chances, les cycles de scolarité qui couvrent l’école maternelle,
les degrés primaire et secondaire.
Nous allons, pour la refondation de notre système éducatif, organiser
les états généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche
qui vont se consacrer sur la mission éducative, sur les questions de
l’accessibilité et de la réussite, sur le curriculum d’études, sur les
matières relatives à la dynamique pédagogique, sur la situation de la
formation professionnelle et technique, sur la formation continue et
sur le financement.
Nous allons promouvoir un partenariat public-privé en vue de créer un
centre d’excellence du type «Silicon Valley», destiné à stimuler la
Recherche et l’enseignement de nouvelles technologies, en
collaboration avec des Universités congolaises et étrangères. Tout
autant qu’à servir de catalyseur à la création ainsi que
l’implantation des PMI, nationales et internationales, de technologies
.
Nous allons mettre en place une politique de santé pour tous.
Nous allons instaurer un système d’Assurance Maladie Universelle.
Toutes les branches d’activités pourront y souscrire. Des modalités
particulières en la matière seront arrêtées en ce qui concerne
respectivement les secteurs agricole, artisanal et des travailleurs
indépendants.
Nous allons promouvoir une politique incitative pour encourager les
jeunes Médecins, assistants médicaux, Infirmiers et autres personnel
de santé à s’installer dans l’arrière-pays.
Nous allons promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des
femmes, notamment par l’accès à la formation et au travail.
Nous allons soutenir l’organisation et la pratique des sports de
compétition et de loisir.

ATTEINDRE UNE CROISSANCE CRÉATRICE D’EMPLOIS ET PROTECTRICE DE L’ENVIRONNEMENT
Nous proposons au peuple congolais un «Pacte de Croissance».
Le taux de croissance annuel moyen du PIB nominal (PIB-N) de 25%, tel
que renseigné à l’annexe 2, que nous nous fixons , permet de réaliser
sur la décennie $ 346,85 milliards avec à la clé, voir annexe 3, un
PIB-H de $ 4. 288, niveau optimal qui nous fait entrer dans la zone
des pays émergents
Pour assurer le coût de ce Programme, nous mobiliserons une enveloppe
budgétaire de $ 86,71 milliards soit 25% du PIB-N, qui sera répartie
sur dix ans.
Ainsi, nous aurons multiplié par 10, en 10 ans, le PIB-H de la RDC, le
faisant passer des $ .458 d’ aujourd’hui ($ 1,25 par jour) à $ 4.288
dans 10 ans ($ 11,75 par jour).
Dès la Cinquième année, comme indiqué à l’annexe 3, la RDC pourra
figurer au tableau des pays en voie de vaincre la pauvreté. En
atteignant  un PIB-H de S 1.405 notre pays aura franchi le seuil pour
figurer parmi les pays émergents de catégorie moyenne basse.
C’est la première étape décisive vers la réalisation de l’objectif
ciblé, à savoir éradiquer la pauvreté au terme de la dixième année. En
2028, le PIB-H de la RDC se situera à hauteur de $ 4.288, soit de $
11,75 par jour.
Cette performance, requiert la maximisation des ressources publiques
dont les recettes fiscales représentent la pierre angulaire pour le
financement de l’économie.

Réformes proposées.

Nous allons élaborer annuellement le Budget de l’État sur base d’un
cadre macro-économique réaliste, maîtrisé et conforme à l’objectif
principal de ce Programme, qui est de vaincre la pauvreté.
Nous allons mettre en place, une politique budgétaire, qui permet à
la fois de contenir les déficits publics et de réduire le
renchérissement de la dette publique.
Nous allons, pour améliorer la transparence dans la gestion des
ressources publiques et sécuriser les investisseurs, moderniser et
rationaliser tous les codes existants. Il s’agit notamment de la
passation des marchés publics, de l’organisation du travail et des
marchés des assurances. Mais aussi à la gestion des impôts, des
douanes et à l’exploitation pétrolière, minière et forestière.
Nous allons conduire une politique rigoureuse des finances publiques
en veillant à la qualité des dépenses publiques, pour lutter contre
l’inflation, stabiliser les prix et le taux de change.
Nous allons reconquérir le marché intérieur, pour réduire la grave
extraversion de notre économie plus que vulnérable aux perturbations
de tous ordres.
Nous allons procéder à la redynamisation des Régies financières et à
la revue de leurs contrats de performance.
Nous allons améliorer les mécanismes de contrôle fiscal, lutter
contre la corruption et la fraude.
Nous allons revisiter les lois sur la réforme du Portefeuille de
l’État, qui aboutira à la création d’une holding financière mixte dont
la mission est de gérer les revenus qui proviennent de certains
secteurs sanctuarisés dont le cobalt, le coltan, le pétrole et les
forêts.
Nous allons restructurer et réorganiser la Banque centrale pour
opérer sa recapitalisation et mettre fin à son déficit chronique.
Nous allons mettre en place un «Plan Stratégique de Pôles de
Développement Économique» pour la relance et la diversification de
notre économie.
Nous allons repenser radicalement le secteur bancaire, du crédit et
de l’épargne comme instrument stratégique pour le financement de
l’économie.
Nous allons conduire une politique de promotion du commerce, de
l’artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises(PME) ainsi que des
Petites et Moyennes Industries (PMI). A cet égard , nous utiliserons
des mécanismes appropriés tels que les crédits et les dotations
publiques, les incitations fiscales, le financement participatif, la
formation professionnelle continue et l’apprentissage, comme
instrument d’incitation à la production et aux exportations.
Nous allons réécrire la loi sur le petit commerce.
Nous allons rénover le tissu entrepreneuriat de la RDC pour permettre
l’émergence d’une classe moyenne.
Nous allons mener une politique vigoureuse de protection de la
propriété intellectuelle et industrielle, ainsi que de la protection
du consommateur.
Nous allons, dans le cadre du «nouveau Pacte pour l’Énergie» projeté
par la Banque Africaine de Développement (BAD), mettre un accent
particulier sur le développement aussi bien de notre potentiel
hydroélectrique que des énergies vertes et renouvelables.
Nous allons mettre en place un plan directeur d’industrialisation de
la RDC, selon le principe des «industries industrialisantes» pour
relancer l’industrie et diversifier sa structure .
Nous allons faire de l’agriculture le fer de lance de notre
autosuffisance alimentaire et notre bouclier contre l’importation des
produits de première nécessité. .
Nous allons promouvoir le paysannat, pour améliorer les conditions de
vie dans les milieux ruraux et ainsi mettre fin à l’exode rural et au
prolétariat urbain .
Nous allons orienter la mission de la recherche agronomique vers une
agriculture biologique en termes de création d’activités et d’emplois
ainsi que de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité,
de l’air et de l’eau.
Nous allons jeter les bases de l’économie solidaire pour la promotion
des coopératives agricoles et des écoles de production.
Nous allons mettre en oeuvre une politique cohérente des
investissements continus en infrastructures de base et communautaires.
Il s’agit notamment, du transport et de communication, des routes, des
rails, des voies fluviales et lacustres, des ports et aéroports, de la
téléphonie, des télécommunications.
Nous allons réhabiliter et moderniser les travaux de cantonnage
manuel, pour l’entretien régulier des routes de desserte agricole et
l’intégration du paysan à l’aventure du développement, tout en le
maintenant dans son environnement communautaire.
Nous allons veiller aux équilibres des écosystèmes et la
biodiversité, pour  faire du Tourisme, sur base d’une « feuille de
route « , une industrie qui contribue en recettes substantielles au
budget de l’État.
Nous allons faire des agriculteurs les acteurs de la biodiversité.
Nous allons réinsérer la RDC dans les circuits commerciaux régionaux
et internationaux.

BÂTIR UNE SOCIÉTÉ
SOLIDAIRE
Les politiques publiques mises en oeuvre en RDC ont créé un fossé,
entre les dirigeants politiques qui roulent pour eux-mêmes, et la
société civile qui est laissée pour compte. Il ne faut pas chercher
ailleurs la cause de l’échec récurrent rencontré par les Plans et
autres Programmes supposés redresser la RDC.
C’est pourquoi je propose ici au peuple congolais un «Pacte social».
Avec lui, j’entends bâtir une société solidaire.
Il s’agit de rompre avec le passé, en plaçant l’homme et la femme au
centre de l’économie et du social. Et, de la sorte, les Congolais
deviendront, non seulement la ressource principale, le principal
moteur du développement, mais aussi, les bénéficiaires du fruit de ce
progrès dont ils sont les destinataires.

Réformes proposées

Nous allons construire les infrastructures sociales de base et en
assurer un entretien régulier, pour répondre aux besoins de la
population.
Nous allons garantir le droit à la santé, la protection sociale pour
tous et, d’une manière particulière, au bénéfice des plus démunis.
Nous allons assurer l’accès progressif de tous à l’eau potable, à
l’électricité régulière et stable ainsi qu’à l’assainissement.
Nous allons subventionner les coûts d’accès à l’eau potable -et à
l’électricité pour les revenus modestes. L’indisponibilité et le coût
de l’énergie en RDC sont incompréhensibles au vu de ses potentialités.
De surcroit, ceci a un impact négatif sur la santé et l’éducation.
Nous allons mettre en place une politique de l’habitat, qui fait du
logement social son axe prioritaire.
Nous allons encourager la création des acteurs de la solidarité. Nous
mettrons à leur disposition les moyens conséquents, pour lutter contre
l’analphabétisation et l’illettrisme. Nous apporterons l’aide aux
personnes vulnérables, pour faire de la solidarité un investissement.
Nous allons mettre en oeuvre les politiques sociales, qui visent
l’amélioration des conditions de vie des groupes sociaux en
difficultés. Des actions seront menées en faveur des exclus, des
marginaux et des personnes vulnérables.
Nous allons légiférer pour instaurer un «salaire universel», qui
garantit un minimum de revenu à tous les travailleurs, dans toutes les
catégories socioprofessionnelles.
Nous allons réécrire la loi sur la péréquation pour lutter contre les
inégalités territoriales.

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