Programme de 100 jours : les DG de l’OVD et du Foner risquent 15 ans de prison

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Le ministère public a requis 15 ans de travaux forcés à charge de Benjamin Wenga, Directeur général de l’OVD (Office des Voiries et Drainages), et Fulgence Bamaros Lobota, Directeur général du Foner (Fonds National d’Entretien Routier, accusés du détournement de 12,5 millions de dollars américains destinés aux travaux de voirie des villes de Goma et Bukavu. C’était lors de l’audience du vendredi 12 juin 2020 organisée par la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe à la Prison Centrale de Makala, dans le cadre des poursuites judiciaires engagées contre des mandataires publics et des entrepreneurs privés chargés de l’exécution des travaux de réhabilitation et de modernisation des infrastructures, en rapport avec le programme d’urgence de 100 jours du Chef de l’Etat.

Quant à leur complice, Modeste Makabuza, Directeur général de Sococ (Société Congolaise de Construction), l’organe de la loi a proposé à la cour qu’il soit condamné à 7,5 de travaux forcés. Le verdict est attendu pour le mardi 23 juin 2020.

Rappelons que l’affaire tourne autour de la surfacturation des travaux de réfection des routes urbaines à Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu), à hauteur de 36 millions de dollars américains, dont un acompte de 12,5 millions de dollars américains avait été versés dans le compte de la société Sococ logé à la TMB, dans un marché de gré à gré, en violation de la loi relative aux marchés publics.

         Cet argent était sorti du trésor public, avec l’aval des Directeurs généraux de l’OVD et du Foner, sans qu’il y ait eu la moindre exécution des travaux. Plus grave, les 12,5 millions de dollars américains avaient été retirés du compte de Sococ par Benjamin Wenga, le DG de l’OVD, qui les avaient touchés en mains propres, avant de les remettre au DG de Sococ. Depuis lors, l’argent avait disparu, sans laisser la moindre trace. Le DG de l’OVD et du Foner, qui devaient assurer le suivi des travaux, n’avaient établi ni un rapport relatif à leur exécution, ni à leur réception.

         Traqué par la justice, les trois co-prévenus se sont montrés incapables de justifier la sortie illégale des fonds de la TMB et leur utilisation. Leur condamnation parait inévitable au regard des préventions à leur charge et des présomption de culpabilité qui pèsent sur eux. Mais, les observateurs laissent le soin à la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe de fixer l’opinion à la date du mardi 23 juin 2020.KIMP

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