Procès Dolly : la Haute Cour Militaire maintient la procédure de flagrance

0
180

L’instruction de l’affaire du meurtre de l’Administrateur Général du Centre de Santé Vijana s’est poursuivie à la Haute Cour Militaire, qui siégeait dans l’enceinte de la Cour Constitutionnelle, à Gombe, le samedi 02 novembre 2019 de 10 à 22 heures. On rappelle que l’audience du vendredi 1er novembre était suspendue juste après les dénégations du ministre provincial de l’intérieur, Dolly Makambo, qui ne reconnaissait pas avoir dépêché des éléments de sa garde rapprochée au Centre de Santé Vijana, pour une mission qui s’est terminée par le meurtre de Belvis Kuku Ilo. Les huées de la foule présente dans la cour du Centre Médical Vijana étaient telles que le président de séance, le colonel… était contraint de lever la séance.

            Du côté de la partie Vijana, quelques personnes étaient identifiées, notamment un huissier, une sentinelle, et quelques membres du corps médical. Cependant, le grand absent était le médecin directeur, Joseph Matiti, pour régulièrement appelé à comparaitre. L’autre grand absent était le policier ayant abattu Belvis Kuku par deux coups de balles. 

            En ce qui concerne l’audience publique du samedi 02 novembre 2019, qui s’est clôturée tard la nuit, les avocats de la défense, conduits par Me Théodore Ngoy, ont soulevé plusieurs exceptions, dont celle ayant trait à l’inconstitutionnalité de la procédure de flagrance engagée contre Dolly Makambo, lesquelles ont été toutes rejetées par la Haute Cour. Selon celle-ci, l’exception d’inconstitutionnalité de la procédure de flagrance aurait dû être soulevée en amont, c’est-à-dire dès la première audience, qui a eu lieu le jeudi 31 octobre, non en aval, au niveau de la troisième audience, le samedi 2 novembre.

            Il y a lieu de noter que le mémoire unique introduit le vendredi 1er novembre 2019 par le collectif des avocats du prévenu Serge Kamanda, chauffeur de Dolly Makambo, avait également été rejeté par la Haute Cour Militaire. Après avoir entendu prévenus et renseignants, la Haute Cour Militaire a renvoyé la prochaine audience à ce lundi 4 novembre, toujours dans l’enceinte de la Cour Constitutionnelle.Dorcas NSOMUE

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •