Procès de la mort du sujet norvégien Moland : pointés absents, experts congolais et norvégiens attendus le 28 janvier

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Zemanta Related Posts ThumbnailLes experts congolais et norvégiens qu’attendait le Tribunal Militaire de Garnison de Gombe à l’audience publique du vendredi 24 janvier 2014 pour éclairer sa religion au sujet de la mort du norvégien Moland Tostlov qui serait assassiné par son compatriote Joshua French pendant son séjour à la prison de Ndolo, n’ont pas comparu. Ils ont présenté leurs excuses et promis de comparaitre à l’audience prochaine. C’est pour cette raison que le tribunal a renvoyé au 28 janvier 2014 l’affaire pour confronter les expertises de ces chevronnés. 

            Au cours de l’instruction de cette affaire, le Tribunal Militaire de Garnison de Gombe a entendu les dépositions de cinq témoins. Le premier témoignage a porté sur le comportement et les relations qui existaient entre les deux sujets norvégiens pendant leur détention à Ndolo. Flory Lukusa, directeur de cette prison, a fait savoir aux juges que les deux détenus étaient très  problématiques, ils avaient un comportement violent et se battaient de temps en temps, chaque nuit dans leur cellule. Il a ajouté que ces militaires norvégiens ne voulaient pas de la présence d’une troisième personne dans leur chambre.

            A chaque fois qu’ils étaient interpelés par les autorités de la prison au sujet de leur comportement peu courtois, ils niaient tous les faits et  ne voulaient pas livrer la cause de leur querelle. Malgré cela, ils avaient demandé aux autorités de ladite prison de ne pas les séparer.

            Le prévenu Patrick Palata, journaliste à CCTV, a aussi témoigné en tant que voisin. Il a relevé que les deux Norvégiens avaient toujours l’habitude de se lancer des quolibets pendant que les autres détenus dormaient et ils discutaient trop en leur langue pendant de longs moments, mais leurs échanges étaient pacifiques. A son tour, le bâtonnier François de Kisangani a soutenu avoir connu French et Moland juste après l’assassinat de son client Abedi Kasongo sur la route de l’Ituri, dans la Province Orientale. Il a rappelé que son client a été tué par les précités. Après, ils avaient confisqué sa camionnette et fui après cette opération. Ils ont été appréhendés vers Epulu, non loin de la station de capture d’Okapi. Le bâtonnier a ajouté que les prévenus French et Moland Tostilov étaient jugés à Kisangani, puis condamnés à de lourdes peines pour des infractions de meurtre, espionnage, etc.

            Dans son avis, le ministère public a demandé la condamnation sévère de French Daniel Joshua pour homicide volontaire sur la personne de Moland. Il a martelé que l’intéressé a tué son compatriote de cellule pour effacer les premières traces de leur forfait sur la personne de Abedi Kasongo. L’organe de la loi a fait savoir que French avait administré des produits appelés «diazepas» à son ami c’est suite à cela qu’il est décédé.

            En réplique, l’avocat du prévenu French a fait savoir que Moland n’a pas été assassiné par son client. Il s’était plutôt suicidé parce qu’il se sentait isolé à tout moment par les autres prévenus à cause de sa race.

            Avant la clôture de l’audience, le tribunal a également entendu l’adjudant  Freddy Ngemba, gardien du pavillon VIP où étaient logés les Norvégiens. Il a soutenu qu’il vivat au quotidien avec les deux sujets norvégiens. Chaque nuit, avant de fermer les portes des cellules, il prenait soin d’enlever tous les objets tranchants tels que couteaux, fourchettes, etc. Et chaque fois que les deux se réveillaient, ils avaient toujours des rougeurs des violences sur les joues ce qui explique qu’ils se battaient.

            Le ministère public a révélé que c’est  l’adjudant Freddy Ngemba qui avait l’habitude de payer de l’alcool aux prévenus et le faisait passer dans des bouteilles d’eau en plastique. L’adjudant a nié tous ces faits. Il a indiqué que la boisson alcoolique n’entre jamais à la prison.

Le conseil de la défense a indiqué au tribunal que  les rougeurs qu’affichaient  la victime Moland Tostlov et son client étaient dues à la chaleur et aux conditions déplorables de leur détention.

Murka

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