Procès Chebeya : La VSV craint une parodie de procès

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La Voix des sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est vivement inquiète et préoccupée par le mariage contre nature prévalant entre l’organe de la loi (ministère public) d’une part et les avocats de la République et ceux des prévenus d’autre part, depuis l’ouverture le 19 juin 2012, du procès en appel, sur l’assassinat Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi devant la Haute Cour Militaire à Kinshasa, République Démocratique du Congo.


La VSV saisit cette occasion pour fustiger avec véhémence et dénoncer fermement les manoeuvres d’obstruction et de mauvaise foi orchestrées délibérément contre la manifestation de la vérité et l’aboutissement heureux de ce procès en appel et ce, compte tenu des raisons ci-après :
– Le comportement partial du ministère public devenu curieusement l’allié des avocats de la République et des prévenus (assassins) en lieu et place d’allié naturel des parties civiles ;
– Le refus par le ministère public de prendre en compte et de mener une enquête supplémentaire sur les révélations choquantes, graves et accablantes faites par le major Paul Mwilambwe, ancien directeur de protocole et de sécurité du général John Numbi Banza Tambo qui affirme avoir vu comment on étrangalais Floribert Chebeya Bahizire, le 01 juin 2010, à l’Inspection Générale de la Police pendant que son compagnons d’infortune Fidèle Bazana Edadi venait d’être exécuté au même endroit ;
– La banalisation desdites révélations faites sur l’assassinat de Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèle Bazana par le ministère public et certains officiels congolais à travers l’usage abusif des médias officiels et des journaux proches du pouvoir ainsi que la création et la mise en place des ONGDH montées de toutes pièces pour le besoin de la cause, tendant à distraire l’opinion publique sur la non implication du Général John Numbi Banza Tambo dans ce double assassinat ;
–  Le refus de mettre en place une commission rogatoire pouvant aller auditionner le major Paul Mwilambwe, un des prévenus en fuite ;
– Le refus d’auditionner le major Paul Mwilambwe à travers une vidéo-conférence sur les indices et éléments nouveaux susceptibles de contribuer à la manifestation de la vérité en vue de sanctionner, conformément à la loi, les auteurs, commanditaires et exécutants de ce double assassinat ;
– Le rejet par le ministère public et le civilement responsable des mesures conservatoires sollicitées par les parties civiles, visant à sécuriser, pour toutes gins utiles, la ferme du Général John Numbi Banza Tambo où aurait été enterré le corps de Fidèle Bazana Edadi ;
– Le refus par les autorités congolaises en général et la justice en particulier, de commissionner pour raison de compétence, à la Haute Cour Militaire, des juges ayant le rang supérieur ou égal à celui du lieutenant général John Numbi Banza Tambo ;
– Le refus de faire comparaître, comme prévenu devant la Haute Cour Militaire, le Général John Numbi Banza Tambo, suspect n001 de l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi consacrant ainsi le régime des intouchables et le règne éhonté de l’impunité en République Démocratique du Congo ;
– L’interdiction sur toute l’étendue de la RDCongo, de la projection du film : « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat ? » du cinéaste belge Thierry Michel.


    En définitive, forte de l’axisme selon lequel « Seule la justice élève une nation », la VSV récuse l’officier du ministère public pour sa partialité ostentatoire et demande à toutes les personnes physiques et morales, éprises de l’esprit de justice et de paix de par le monde, d’exercer de fortes pressions sur les autorités de la RDCongo, toutes institutions confondues pour assurer :
– La prise en compte et ta satisfaction des requêtes fondées des parties civiles ;
– La comparution en tant que prévenu de John Numbi Banza Tambo, suspect n°01 qui devra bénéficier d’un procès juste et équitable à l’instar d’autres prévenus ;
– Des enquêtes complémentaires, toutes affaires cessantes, sur le double assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, compte tenu des révélations choquantes et accablantes du major Paul Mwilambwe ;
– La manifestation de la vérité et sanctions exemplaires à l’endroit des coupables.

Fait à Kinshasa, le 21 août 2012

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)

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