Prix Nobel de la Paix 2018 : Denis Mukwege fêté au Centre Wallonie Bruxelles

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En collaboration avec le Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa, le
Bureau d’Etudes sur l’Implantation de la Femme dans la réalisation des
Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, « BEIF-ODD 2030
», a fêté le Prix Nobel de la Paix 2018, Dr Denis Mukwege le jeudi 11
octobre 2018.  On a noté la présence, au Centre Wallonie Bruxelles, de
diplomates accrédités à Kinshasa, de défenseurs des droits humains,
d’acteurs sociaux, politiques, de médecins, etc.
C’est le lieu de signaler que la date du jeudi 11 octobre 2018 a
coïncidé avec la Journée internationale dédiée à la jeune fille.
C’était l’occasion, pour les hommes et les femmes épris de justice de
condamner les violences sexuelles dans le monde.
Le Lauréat de l’année 2018, Dr Denis Mukwege, est intervenu en
direct de la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, par vidéo-conférence en
déclarant : « ce prestigieux Prix Nobel de la Paix vous appartient….Il
symbolise la reconnaissance des souffrances de la femme congolaise, et
vient soutenir votre résistance, votre résilience… ».
Il a souligné que chaque Congolais doit travailler d’arrache-pied pour
mériter ce prix. Son message a été plus qu’interpellateur pour
l’ensemble de la population congolaise, après avoir abattu les 12
travaux d’Hercule au péril de sa vie. « L’homme qui répare les femmes
» a clos son message en plaidant pour la restauration de la paix et de
la réconciliation, socle du développement.  Une façon d’inviter chacun
en ce qui le concerne de mener une lutte acharnée contre cette
entreprise criminelle, instituée en « armes de guerre », qui avilit en
plein 21ème siècle la descendante d’Eve.
Dans son mot de circonstance, Eve Bazaiba, représentante du Bureau, a
souligné que Dr Denis Mukwege vient de faire honneur à la République
Démocratique du Congo par son travail, son engagement dans la lutte
contre les violations sexuelles érigées en armes de guerre.  C’est
dans ce contexte qu’elle a demandé à tout un chacun de travailler
efficacement dans un secteur donné de la vie pour aider le pays à
avancer.
Bazaiba a rappelé à l’auditoire que Dr Mukwege a commencé à dénoncer
au monde de graves crimes en RDC, qui révoltent les consciences. Et
cela, dit-elle, a poussé le législateur congolais à modifier le Code
pénal congolais qui érige la violence sexuelle en infraction (crime de
guerre et crime contre l’humanité), en renforçant la peine à infliger
à son auteur. Pour elle, la date du 5 octobre 2018 doit être inscrite
en lettres d’or, car elle couronne le dur travail que ne cesse
d’abattre le Dr Denis Mukwege, défenseur des voix des sans-voix.
En passant, elle a salué également Nadia MURAD, l’Irakienne primée
conjointement avec le Congolais pour son combat contre les violences
sexuelles dans lesquelles s’illustrent les criminels de Daesh. Elle a
clôturé son mot en demandant à chacun de s’approprier la lutte contre
les violences sexuelles faites aux femmes en RDC.
A cette occasion, l’on a projeté le film intitulé : « L’Homme qui
répare les femmes », réalisé au Sud-Kivu  par Thierry Michel et
Colette Braeckman. Ce documentaire retrace le travail abattu par Dr
Denis Mukwege dans des moments difficiles, pendant lesquels les forces
négatives font la loi à l’Est de la RDC.  Sans commentaire, la salle a
fondu en larmes en voyant le degré de violations sexuelles dont les
femmes congolaises sont victimes. Il y a lieu de retenir que sa
biographie a été présentée par Marie-Josée Bunsana.             Jr EKOFO

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