Prix Benjamin Franklin

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Quatre journalistes congolais primés !

L’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a primé quatre journalistes congolais pour leurs reportages réalisés sur les Etats-Unis en lien avec la RD Congo. Mardi à Sulutani Hôtel, les prix – baptisés du nom de l’ancien journaliste américain Benjamin Franklin – ont été remis à Luc-Roger Mbala pour la presse écrite (L’Observateur-Kinshasa), Huguette Yeta pour la Tv (Numérica-Kinshasa), Serge Bahati pour la radio (Radio Moto, Butembo, Nord-Kivu) et Frank Baku (Blogueur, Kinshasa).
Luc Roger Mbala n’a cependant pas pu faire le déplacement puisqu’agressé la veille par des personnes non identifiées à un jet des pierres de sa résidence. Les lauréats ont été gratifiés en numéraires en plus des brevets de participation.

 

 L’attaché de presse de l’Ambassade américaine à Kinshasa, Stephen Weeks a salué l’engagement des « nominés » et appelé les sceptiques à oser. Il ressort de sa communication que Franklin est le fondateur de la première bibliothèque, du premier hôpital et de l’une des premières compagnies de pompiers volontaires aux Etats-Unis. « Il était un leader politique, un membre du gouvernement, un révolutionnaire quand cela était nécessaire, un des pères fondateurs des Etats-Unis, le premier ambassadeur américain en France, et l’un des premiers à lutter contre l’esclavagisme », a ajouté l’attaché de presse qui a reconnu que celui dont le nom est à ce jour immortalisé a été « avant tout un journaliste et c’est la raison pour laquelle ce prix porte son nom ».
 L’histoire le présente comme le « journaliste le plus prolifique et le plus populaire ». Quiconque veut renverser la liberté d’une nation doit commencer par réprimer la liberté d’expression », petite mais combative phrase de B. Franklin, rappelée par Steephen Weeks. « Une presse libre est une institution à travers laquelle l’esprit critique d’un peuple s’exprime. Sans cet esprit critique, la presse ne contrôle pas le pouvoir. Elle sert en revanche ». Pour Weeks, « Franklin personnifiait cet esprit critique ; il savait que la lutte pour la liberté est perpétuelle et que lorsqu’une société devient complaisante, elle perd sa liberté ».

Le prix pour encourager…

 Le prix Benjamin Franklin encourage les journalistes à critiquer l’Amérique et son système. Aux dires de l’attaché de presse, « nous espérions encourager les journalistes congolais à exercer leur esprit critique envers notre ambassade, ainsi que la politique et la culture américaines ». Il faut que leurs critiques soient basées sur des faits et non sur des sentiments, des rumeurs, si sur des propos vagues et impersonnels (…). Si vous n’êtes pas d’accord avec la politique américaine, c’est votre droit. Mais assurez-vous que vos arguments sont cohérents et que les faits évoqués sont exacts, conseille-t-il à ceux qui s’annoncent à la proche édition.
 Ravi pour sa part, le président de l’Observatoire des médias congolais, Polydor Muboyayi s’est empressé de saluer les lauréats et de rappeler – journée mondiale de la liberté de la presse oblige – que l’exercice de la liberté de la presse procède de la responsabilité de chacun. Avant de porter à la connaissance des professionnels des médias que l’instance d’autorégulation vient de lancer à leur intention un vade mecum pour leur propre sécurité sur le territoire national.
 Le président de JED, Donat Mbaya, a brossé un tableau sombre relatif aux attentes récurrentes au pouvoir contre la liberté de presse.   D-I.K

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