Prison de Tshikapa : évasion de deux détenus

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L’affaire de la tentative d’assassinat du jeune diamantaire Mulamba Biabuloba alias général, dans le comptoir de diamants Dibua Dietu, village Tshinota, dans la nuit du 13 au 14 août 2012, continue de défrayer la chronique. Cette agression barbare perpétrée par un commando, souligne, comme il faudrait le relever, le climat d’insécurité qui prévaut actuellement à Tshikapa et ses environs. Cette insécurité touche aussi bien les opérateurs miniers artisanaux que les commerçants de cette partie de la province du Kasaï occidental. Les multiples plaintes qui proviennent en effet de Tshikapa, font état des cas de règlements de comptes, des coups bas, et d’intrigues, surtout dans la profession de la production et de la commercialisation du diamant.
Aussi les comptoirs de diamants qui réalisent de grosses recettes, avons-nous appris, se trouvent souvent dans le collimateur  des commissionnaires décidés à régenter ce secteur et à imposer leur loi à n’importe quel prix. Et cela donne des ailes aux comptoirs moins performants qui n’hésitent pas à recourir aux méthodes criminelles proches de la maffia. Telle est la première version de l’attaque perpétrée au comptoir de diamants Dibua Dietu, qui de plus en plus, prend corps, pendant que se poursuivent les investigations du parquet de grande instance de Tshikapa, déterminé à traquer ces malfaiteurs. 
Si le jeune diamantaire Mulamba Biabuloba alias général est arrivé à Kinshasa depuis le mardi dernier, à la demande de ses médecins, pour pouvoir suivre des soins médicaux spécialisés que requiert son état de santé ; les quatre membres du commando, maîtrisés par leur victime, aidée par ses voisins, la nuit des faits, à Tshinota, ont été remis aux responsables de la police locale. Ces derniers les ont ensuite, transférés au Parquet de grande instance de Tshikapa  où ils doivent répondre de griefs portés à leur charge, à savoir association des malfaiteurs et tentative d’assassinat.
 
On rappellera à cette occasion, que lors de son agression à l’aide d’armes blanches par la bande des vandales, le jeune diamantaire a été blessé à la tête, aux membres inférieurs et supérieurs, et porte encore des plaies qui se cicatrisent à peine.
Se confiant au Phare, un voyageur en provenance de Tshikapa, continue cependant, de déplorer l’évasion mystérieuse de deux membres de la bande intervenue le week-end dernier. Cette autre affaire montre que les réseaux maffieux opérant à Tshikapa, sont prêts à perturber le cours normal des investigations menées par la police sur instructions du Parquet de grande instance de Tshikapa. La nouvelle de cette évasion nous a été confirmée par le jeune diamantaire Mulamba Biabuloba alias général, lui-même, de passage, samedi après-midi, à notre rédaction. Il s’est dit choqué par la fuite de deux membres de ce commando que lui et ses voisins ont eu de la peine à neutraliser, pendant que disparaissaient dans les ruelles sombres de Tshinota, les 16 autres bandits.
 
Au sujet des mobiles de cette agression, le jeune diamantaire ne cesse de soutenir qu’il n’avait pas d’antécédents fâcheux avec les malfaiteurs pris individuellement, et a également laissé entendre que rien ne les opposait non plus, pouvant lui valoir même un crime passionnel. C’est tout le mystère qu’il n’arrive pas à s’expliquer autour de cette affaire. Voilà pourquoi il continue à faire confiance à la justice, afin qu’elle puisse faire toute la lumière sur cette tentative d’assassinat pour laquelle il espère que les commanditaires finiront bien par apparaître avant l’issue de l’enquête. Aussi pour sa sécurité, celle de son associé et de ses collaborateurs, le jeune diamantaire Mulamba émet le vœu de voir tous les membres de ce fameux commando mis hors d’état de nuire et déférés devant les cours et tribunaux.
A Tshikapa, cette agression a suscité, comme on le sait, une vive émotion, et semé la désolation dans les milieux de l’exploitation artisanale et de la commercialisation du diamant, au point que la profession envisage aujourd’hui, a indiqué un autre trafiquant de diamants, de solliciter auprès des autorités locales, une couverture sécuritaire plus renforcée. La sécurisation des personnes et de leurs biens doit redevenir leur principale préoccupation, au moment où ce district est traversé par une vague de criminalité. Un autre cri de détresse a été lancé à l’endroit de Mme la ministre de la justice, pour plaider en faveur du renforcement des mesures de sécurité à la Prison de Tshikapa où l’on déplore l’état de vétusté des bâtiments, la démotivation du personnel pénitentiaire, ainsi que le surpeuplement des cellules. Ce qui favorise un nombre important d’évasions.
 
                             J.R.T.
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