Prison de Luzumu : 50 agents du personnel pénitentiaire féminin formés pour éradiquer les antivaleurs

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La lutte contre l’impunité et les antivaleurs constitue  le cheval de bataille du chef de l’Etat, Felix Antoine tshisekedi. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice en collaboration avec la Monusco  avait organisée une formation des 50 agents du personnel pénitentiaire féminin au Centre de Détention de Luzumu dans le Kongo Central. Lancée officiellement depuis le 12 août 2021, ladite session s’était clôturée le samedi 9 octobre 2021, sous les auspices de la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, en présence du secrétaire général à la Justice, de la cheffe de l’unité d’appui à l’administration pénitentiaire de la Monusco, de l’Administrateur du territoire de Kasangulu et d’autres invités.

            Dans son adresse, la ministre a salué cette journée  mémorable de la clôture de la formation dont la dernière promotion este dénommée «Rose Mutombo». C’était un grand plaisir pour elle de présider la cérémonie, car, l’initiative de la réforme du système pénitentiaire de la Rdc reste un défi pour notre cher et beau pays.

        En effet, les modules donnés au cours de cette formation étaient  essentiellement focalisés sur  l’éradication,  les antivaleurs décriées dans les établissements pénitentiaires.

         S’adressant aux agents féminins qui viennent d’être formés, Rose Mutombo les a exhortées à militer pour changer l’image des prisons congolaises. Elle a, en outré, renchéri que ces dernières doivent apporter une nouvelle marque en tant que femmes et mettre plus en plus  en avant plan « le respect des droits humains ». Car, cette initiative rencontre la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a la vision de poursuivre et de faire la promotion du genre en Rdc. Cette vision est aussi matérialisée par le Premier ministre et chef du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde, pour qu’en Rdc la promotion du genre soit améliorée.

         Au-delà de tout, elle les a exhortées à être des références pour d’autres aspirantes à ce métier si noble qui est celui d’assurer la sécurité des communautés par la gestion des prisons et de contribuer à la resocialisation des personnes en marge de la loi. « A cette session de formation dont la promotion porte mon nom, sachez que je m’investirai à vous suivre de près et je demeure confiante que vous serez à la hauteur des défis qui vous attendent», a-t- elle conclu.

         De son côté, le directeur intérimaire de l’école pénitentiaire du Camp de Détention de Luzumu, Justin Kasokwe, a salué la tenue desdites assises de l’école de formation du personnel pénitentiaire de Luzumu  articulées en quatre grandes activités, à savoir deux sessions de formation et deux ateliers de renforcement des capacités, formation de 50 futurs directeurs de prisons. Il a souligné que toutes ces activités ont été organisées par le ministère de la Justice à travers l’école pénitentiaire de Luzumu et ont bénéficié de l’appui de la Monusco et du Pnud.

         Cette session de formation trouve toute sa pertinence dans un contexte pénitentiaire actuel marqué par l’inexistence d’une prison pour femme et de la volonté politique d’en construire une à Kinshasa dans un avenir proche. C’est d’ailleurs pour toutes ces raisons qu’il tenait à prendre part à cette cérémonie,  un symbole d’ouverture à un nouvel élan de la question importante des prisons congolaises. Mais aussi saluer les efforts conjugués de la directrice de service pénitentiaire du Pnud et de la Monusco à travers sa section d’appui à l’administration pénitentiaire et surtout pour m’adresser à ces vaillantes femmes qui ont embrassé la carrière pénitentiaire combien difficile mais exaltante et humaine.

          Les bénéficiaires de cette promotion n’ont qu’un seul défi, celui de se démarquer positivement là où elles seront affectées. Elles sont appelées à faire connaitre les actions des autres agents, aux supérieurs hiérarchiques, à la société et enfin à d’autres femmes pour qu’elles puissent se joindre à l’administration pénitentiaire.

Dorcas NSOMUE MPIA 

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