« Priorité Energie » : la société civile prépare sa feuille de route

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Des membres des organisations de la société civile se réunissent depuis hier mardi 5 juin 2018 au restaurant Auspice de la Gombe, pour échanger autour des montages financiers des projets de développement et des normes d’études d’impacts environnemental et social. Ces travaux de 72 heures sont organisés par le Centre National d’Appui au Développement et à la Participation Populaire (CENADEP).

L’objectif visé est de renforcer leurs capacités par l’échange d’expériences pour le monitoring du secteur énergétique et des thèmes associés. Maitre Albert Kabuya, coordonnateur du projet au Cenadep, a invité les participants à réaliser un travail de qualité afin de mener des actions de plaidoyer à court et moyen terme au profit de l’ensemble de la population congolaise.

Me Gabrielle Pero de la même structure a fait la présentation des objectifs de l’atelier, tout en soulignant que c’est dans le cadre du « Projet  d’appui au plaidoyer pour l’accès inclusif des populations congolaises à l’énergie » financé par Open Society Initiative for Southern Africa (Osisa) que ces travaux sont organisés.

Pour sa part, Justin Mobomi du Cenadep a indiqué que l’énergie électrique produit au barrage de Kakobola n’est pas distribuée jusqu’à ce jour. Le même problème se pose pour le barrage de Katende, où les travaux sont arrêtés parce que le gouvernement tarde  à décaisser des fonds supplémentaires.

« Nous sommes en train de mener la campagne priorité Énergie, nous sommes déçus de voir que dans le montage des projets, on ne respecte pas le montage financier,.

« Si vous regarder bien, sur les 100% des projets, 80%  exécutés dans notre pays,ne bénéficient pas de l’appui du  gouvernement . C’est ce qui fait que le barrage de Kakobola, bien que terminé, n’est pas capable de dostrobier l’énergie aux  bénéficiaires car ’il n’y a pas des lignes de transport ou encore des canaux de distribution, tout simplement parce que le montage financier a été chaotique », a martelé Justin Mobomi.

Il a souligné qu’en plus de ce problème, la société civile doit réfléchir sur ceux liés à l’impact environnemental dans les zones d’implantation des barrages. Telle est la raison de l’invitation à ces travaux des spécialistes de l’agence nationale de l’environnement pour qu’ils leur expliquent les normes à observer lorsqu’on réalise un projet de développement. Il y a des coins où certains projets peuvent être réalisés mais avec comme conséquence la délocalisation des communautés autochtones, puisque les lignes de transport doivent passer par dessus leurs habitations.

«A la fin de ses travaux, nous sortirons avec une feuille de route pour nous permettre de bien identifier tous les projets à l’arrêt, a-t-il indiqué. Pour le barrage de Katende, les travaux sont à l’arrêt suite à un désaccord entre le gouvernement de la RDC et celui de l’Inde, qui a retiré la société qui était chargée d’exécuter les travaux, pour les confier à une autre société, avec un plan financier exorbitant. D’où la nécessité de faire un lobbying diplomatique en vue de relancer le dossier.

Dorcas NSOMUE

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