Présidence de la République : des stratégies arrêtées pour prévenir des conflits communautaires

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A l’initiative de la Coordination des Ressources Extérieures et de Suivi des Projets (CRESP), un atelier de validation de la stratégie de prévention des conflits, de stabilisation et de renforcement de la résilience des communautés s’est tenu du 13 au 14 mai 2021 à Pullman hôtels Kinshasa.

            A travers cet atelier, la CRESP voulait obtenir la validation technique du document élaboré par son équipe de rédaction comme base de travail, visant la prévention des conflits communautaires, par les différents ministères sectoriels avant d’être soumis à la sanction du gouvernement pour adoption.

            Prenant la parole en premier, le Coordonnateur de la CRESP, Joe Dumbi Kabangu, a décrit à l’intention des participants le contexte dans lequel se tient l’atelier. Il a rappelé l’effort que déploie le Président de la République pour la stabilisation des provinces surtout les plus touchées par les violences et les conflits qui fragilisent la mise en œuvre des politiques de gouvernance, de sécurité, justice et sécurité sociale. Il a souligné qu’il y a nécessité pour les Congolais de rechercher des mécanismes qui leur sont propres en vue de stopper les crises pour promouvoir le développement national.

            Il a porté à la connaissance des participants que le Président de la République entend accentuer le processus des réformes qui consacrent sa réorientation politique en vue d’atténuer les violences et les conflits induits par la stabilité.

            Pour sa part, reconnaissant que la République Démocratique du Congo est engagée dans les réformes historiques en vue de la stabilisation de sa partie Est, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Jean Christophe Carret a déclaré que son institution est disposée à apporter son soutien à cette nouvelle dynamique qui se met en place. Elle décaissera une enveloppe conséquente pour la prévention et la résilience des communautés.

            Aux experts participants, il leur a recommandé de produire un document de travail qui sera présenté en Conseil des ministres pour approbation, puis soumis au conseil d’administration de la Banque mondiale, qui décidera de l’allocation à accorder au regard des engagements du gouvernement en vue de la réalisation de ses ambitions.

            Le présentant du Coordonnateur du Mécanisme national de suivi des accords d’Addis-Abeba à réaffirmé l’engagement de la République Démocratique du Congo pour la pacification et la stabilisation de la partie orientale du territoire national et de la région des grands lacs. Cela se traduit par l’état de siège décrété par le Commandant suprême des forces armées et de la police nationale congolaise dans les provinces de l’Ituri et du Nord Kivu, a-t-il souligné.

            Des exposés ont été également faits par des différents responsables des services spécialisés des ministères sectoriels et institutions concernés par l’élaboration dudit document.

            Le premier exposé intitulé « la politique foncière, facteur d’atténuation des conflits et violences en RDC » a été fait par le consultant national des Nations Unies/Onu Habitat, en appui à la Commission Nationale de la réforme foncière, Raphaël Kasongo Kabusa Mbukani. Son intervention était axée sur le contexte et la justification du secteur foncier, le diagnostic du secteur foncier, la solution en rapport avec le secteur foncier, les stratégies pratiques de renforcement de la résilience à travers la politique foncière.

            « Quelle stratégie minière pour la RDC pour atténuer les risques des conflits », le titre du deuxième exposé fait par Dieudonné Louis Tambwe, Coordonnateur adjoint de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM).

            Le troisième exposé intitulé « état des lieux des réformes des finances publiques » a été fait par le Coordonnateur national du Comité d’Orientation et de Réforme des Finances (COREF). L’orateur a démontré à travers son intervention que la pauvreté et le sous-développement constituent les principales causes ou sources des conflits et des violences en Afrique.

            Face à la situation et en vue de mettre fin à la pauvreté par la bonne gouvernance, le Coref conseille la mise en place de 6 piliers du Plan stratégique de la réforme des finances publiques par la République Démocratique du Congo : la réforme budgétaire, la gestion fiscale (pour accroître le niveau des recettes publiques, la gestion de la dépense publique (rationaliser la gestion), la comptabilité et la trésorerie, le renforcement de contrôle ainsi que la décentralisation financière.

            Enfin, le quatrième et dernier exposé portait sur la « stratégie nationale». L’orateur n’était autre que l’assistant technique de la CRESP, structure qui a organisé l’atelier, François Lumbala.

            Cinq ateliers ont été mis en place afin de mieux analyser le draft proposé par la CRESP selon les différents aspects de la question, à savoir : gouvernance, justice et lutte contre l’impunité, sécurité et stabilisation, inclusion socio-économique et relèvement communautaire, harmonisation des travaux.

            Il faut noter que les résolutions prises à l’issue des travaux n’ont pas été rendues publiques. On croit savoir que la prime serait réservée au gouvernement.

Dom

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