PPTE : allègement de 12,3 milliards $ Us confirmé

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Dans les salons huppés de Kinshasa, on continue à deviser et à trinquer au sujet de la performance réalisée par la RDC, qui vient enfin de franchir le fameux Point d’achèvement  de l’Initiative PPTE, et qui s’attend à récolter bientôt, les avantages dus à l’Initiative de l’allègement de la dette multilatérale ( IADM).
Alors que la mise en œuvre de ces mécanismes financiers ne pose aucun problème et qu’il n’est plus question que de quelques réglages techniques pour ouvrir quelques vannes en faveur de «  ce nouveau bon élève africain» du FMI et de la Banque mondiale, des doutes subsistent encore dans certains esprits soucieux de susciter des débats, afin que leur soit apporté l’éclairage voulu sur ce fameux dossier du Point d’achèvement. Si pour les uns, un allègement équivaut à un effacement, pour les autres, l’allègement d’une dette n’est autre chose qu’une réduction, et non sa suppression.

 Il n’y a donc pas de confusion possible quand les créanciers eux-mêmes, les conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale, auteurs de la décision, donnent la teneur de leur sentence dans un communiqué conjoint rendu public le 2 juillet. Et cela ne devait pas non plus appeler quelque interprétation du verdict rendu par les Institutions de Bretton Woods, sur le dossier de la RDC relatif au Point d’achèvement de l’Initiative PPTE, sans vouloir intentionnellement mettre en doute leur bonne foi. A moins que l’on puisse s’inspirer d’un antécédent fâcheux qui dans le passé, aurait été enregistré par certains «  bons élèves » qui ont eu à se plaindre sur la discordance des chiffres et de quelques dysfonctionnements dans le processus d’allègement de leur dette multilatérale et de leur dette bilatérale.
Pour les dirigeants congolais et nombre d’observateurs, tout marche jusque-là, normalement, au point que quelques craintes ne peuvent pas se justifier.

 

Décision prise : allègement de la dette bilatérale et la dette multilatérale

 A en croire l’esprit et la lettre du communiqué conjoint des conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale, il y a lieu de préciser que leur décision va générer des économies totales du service de la dette de 12,3 milliards de dollars au titre d’allègement de la dette dont on sait qu’elle se chiffre à 7,9 milliards de dollars en valeur actuelle nette de la somme actualisée de toutes les obligations futures du service de la dette.

 Précision de taille à retenir, de ce montant, 11,1 milliards de dollars sont en cours de l’Initiative PPTE renforcée, tandis que 1,2 milliard de dollars l’est en vertu de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale. Pour le FMI, cet allègement touche 491 millions de dollars et pour l’Agence internationale de développement ( Banque mondiale), elle concerne 1,8 milliard de dollars.

 En somme, les mécanismes d’allègement de la dette extérieure visent plus de 80 %. L’autre partie de la dette relèverait des engagements pris par la RDC avec certains créanciers officiels et commerciaux.

 Ainsi, comme il faudrait le souligner, les ressources supplémentaires libérées par le processus d’allègement de la dette aideront notre pays, à créer certainement, un espace dans le budget des dépenses publiques sur les programmes prioritaires des infrastructures et dans les secteurs sociaux, notamment la santé et l’enseignement.
L’on croit savoir, d’autre part, que la réduction significative du fardeau de la dette va stimuler les dirigeants de la RDC, à améliorer davantage les perspectives de l’investissement privé.

 Nous venons d’apprendre que Washington a salué l’atteinte par la RDC du Point d’achèvement qui est la consécration des efforts déployés par les autorités congolaises et le peuple congolais, tous attachés à la reconstruction de leur pays.

 Pour les Etats-Unis, le Point d’achèvement doit être vu comme le début d’un engagement aux réformes. Cette exhortation montre si besoin en était, que la reconstruction de la RDC, reposant sur la stabilité politique et économique, la consolidation de la paix et le rétablissement de l’Etat de droit, ainsi que le renforcement de la bonne gouvernance, intéressent la plupart de ses partenaires extérieurs.

 L’objectif alors attendu du pouvoir de Kinshasa, est de créer un climat d’affaires attractif aux investissements directs étrangers, une bonne gestion transparente des ressources naturelles et la création des possibilités de croissance économique au bénéfice du bien-être de la population congolaise.

 Les dirigeants congolais devraient désormais, réfléchir par deux fois, avant de s’engager dans un endettement futur, sans se rassurer des conditionnalités de tels ou tels emprunts et de leur bénéfice pour la RDC. Et éviter de retomber dans les erreurs monstrueuses du passé.

                                     J.R.T.

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