Pour Atundu Liongo : la paix, la souveraineté et le bon voisinage : socles de la vision du Chef de l’Etat

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La paix, la souveraineté et le bon voisinage sont les points saillants de la conférence de presse tenue hier par l’Ambassadeur André-Alain Atundu Liongo en sa résidence privée située sur les collines de Ngaliema.

Deux conditions sont indispensables pour libérer nos frères et sœurs du Kivu et de l’Ituri des tueries récurrentes des terroristes opérant dans cette contrée. D’abord, l’indispensable coopération internationale dans la lutte contre ces terroristes car l’idéologie djihadiste dépasse le cadre du Congo et mérite d’être intégrée dans la lutte universelle des Etats pour la paix dans le monde.

            Ensuite, il faut obtenir l’adhésion des populations locales, victimes d’odieux chantages de la part de ces criminels sans foi ni loi, s’est exclamé André-Alain Atundu Liongo, ci-devant communiquant du Front Commun pour le Congo.  Car, une guerre mal terminée ou mal gagnée, dont les stratèges misent sur la force militaire, à cause de la naïveté des foules populaires, couve toujours sous les cendres pour réapparaitre plus tard avec plus de virulence. Une preuve tangible, c’est l’enlisement que subissent les troupes américaines en Afghanistan depuis deux décennies.

            La situation sociopolitique en RDC, a signalé l’orateur du jour, est caractérisée par quelques faits remarquables. Il y a d’abord le discours sur l’état de la Nation prononcé au Palais du Peuple par le Chef de l’Etat. Dans lequel, l’on a noté certains actes d’envergure caractérisés par des solutions appropriées dans les domaines variés et marquants de la vie nationale. Sur le plan sécuritaire, il a réaffirmé sa confiance dans nos forces de défense et de sécurité ainsi que dans leur capacité à ramener, dans un délai raisonnable, la paix dans les régions de Beni et Ituri. La gratuité de l’enseignement de base, conformément à la Constitution, connait un début d’exécution. Au niveau politique, par la nécessité de la défense des intérêts bien compris et de la souveraineté de la République avec le concours de toutes les forces nationalistes réunies. 

            La reconduction du mandat de la Monusco selon un calendrier crédible est comprise comme une étape indispensable dans la lutte contre les groupes terroristes qui infestent les territoires de l’Est.

Ambition nationaliste de Joseph Kabila

            L’une des résolutions arrêtées lors du conclave de Mbuela Lodge, près de la cité de Kisantu et reconnue comme une propriété de la famille du sénateur Antoine Ghonda, a été la création d’un parti incluant tous les nationalistes pour donner corps à l’ambition nationaliste de l’autorité morale. De ce fait, l’adhésion à une idéologie commune, où chacun se reconnait, malgré son identité politique propre, doit être renforcée par une pensée politique partagée. Dans ce cas-là, il convient de saluer l’adoption du patriotisme progressiste  comme référant idéologique et facteur de cohésion qui pourrait permettre aux différents membres du Front Commun pour le Congo ainsi qu’à toutes les forces du progrès de retrouver dans cette idéologie un ferment de la vie politique.

            Comme l’a toujours dit et répété Joseph Kabila, « la démocratie ne peut coûter plus cher que le développement ».

            Pour André-Alain Atundu Liongo, la création de la coalition FCC-CACH doit demeurer la seule voie capable d’écarter le spectre des guerres et la préjudiciable fragmentation des forces politiques afin d’assurer le progrès social et économique du pays. Voilà pourquoi l’autorité morale du FCC a exhorté ses membres à soutenir l’action politique de cette coalition porteuse, au moment où des adversaires et ennemis ne rêvent que de la détruire pour avoir l’occasion d’exploiter impunément les richesses du peuple congolais.

            Le combat pour la souveraineté nationale à travers ses multiples expressions est de nature à donner un sens aux sacrifices des martyres de l’Indépendance et à l’intransigeance de nos héros nationaux. Dont nous fêtons les hauts faits en ce mois de janvier. Force est de constater qu’en démocratie, le combat politique ne suit pas nécessairement une voie lactée vers une solution unique et toute indiquée pour résoudre les crises.

            Il s’avère que les Etats africains, essentiellement ceux du bassin du Congo, devraient saisir cette opportunité pour intégrer le leadership mondial dans la protection de l’environnement en tant qu’important poumon de notre planète, au lieu de le laisser impunément aux mains des Etats pompiers-pyromanes qui sont les véritables pollueurs de l’atmosphère. La xénophobie, d’ailleurs contreproductive dans ces circonstances particulières, est à proscrire comme un crime contre l’humanité.                 F.M.

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