Portefeuille : non aux maisons de placement !

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Le conseil des ministres, tenu le vendredi 11 septembre sous la direction du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a décidé la suspension de toutes les mises en place intervenues dans les établissements et services publics, en violation des mesures conservatoires communiquées aux mandataires publics en janvier 2019. Les compteurs sont donc remis à zéro pour tous les bénéficiaires d’actes de promotion ou de nomination à des postes de direction et autres.

            Chaque tutelle ministérielle a été instruite à cette fin, afin de veiller à l’annulation de ces mises en place, le plus souvent dictées par le clientélisme, dans le but inavoué de favoriser des membres de familles, amis et connaissances des mandataires ou de leurs parrains politiques, en les faisant monter en grades et en les positionnant à des postes stratégiques. Le comble est que même des mandataires en clandestinité, activement recherché par la justice, tel celui de l’Ogefrem (Office de Gestion du Fret Maritime), ont eu le culot de se livrer à cet exercice, dans la parfaite illégalité.

            Il faut espérer que les ministres ayant des cas des mises en place intervenues selon les humeurs des mandataires placés sous leur autorité ne vont pas s’ériger en rebelles contre l’option gouvernementale, comme c’est déjà arrivé par le passé, où des ordonnances présidentielles avaient longtemps souffert du gel des arrêtés d’exécution. On forme le vœu que les mandataires en faute vont se plier, sans faux fuyants, aux directives gouvernementales. On espère aussi que le gouvernement ne va pas tergiverser pour frapper les récalcitrants.

            Il est en effet difficile d’imaginer que des établissements et services publics en délicatesse de trésorerie et qui ont du mal à apporter au gouvernement des dividendes financiers au terme de leurs exercices comptables se permettent le luxe de nouvelles en place, dont personne n’ignore l’impact financier négatif sur les enveloppes de paie comme sur les frais de fonctionnement. Comment des mandataires qui ont du mal à réaliser des chiffres d’affaires positifs se précipitent-ils à alourdir les charges sociales des établissements et services publics sous leur gestion ?

            Les observateurs pensent que certains se sont résolument placés dans la logique de la fuite en avant, car incertains de rester mandataires dans la durée. D’où le schéma de nouvelles mises en place, dans le pur style du favoritisme.

                                                                                                                                            Kimp

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