Port de masque : nouvelle bavure policière

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Un chauffeur de taxi avait été abattu par balle, au mois de mai, dans la commune de Kimbaseke, suite à une altercation entre lui et un policier qui l’avait arrêté pour non port de masque ou cache-nez.

Le quartier Kayolo, commune a frôlé l’émeute hier lundi 17 août 2020 en début de matinée.  Le port du cache nez est la raison  principale de la flambée de violence constatée dans ce coin de la capitale. Il était près de 7 heures du matin quand une dame domiciliée dépourvue de son cache-nez a été interpellée par un policier probablement ivre,  qui se trouvait  dans le périmètre du sous- commissariat de la rue  Indépendance.

            On croit savoir que la dame aurait répondu de manière désobligeante au policier ou simplement ignoré l’interpellation du policier. L’agent de l’ordre  a tiré une balle en caoutchouc en direction de la dame qui est tombée sur le champ.

             Fous de colère, des jeunes-gens présents dans ce périmètre ont cru que la victime est décédée et ont afflué vers le sous-commissariat de l’Indépendance, situé dans les encablures de la rivière Nsanga. Ces jeunes-gens comptaient certainement incendier le sous-commissariat évoqué ci-haut. Acheminée d’urgence dans un centre médical situé non loin du lieu de l’incident, la dame a été prise en charge immédiatement par le personnel soignant dudit centre et sa vie ne serait pas en danger. Cette bonne nouvelle a calmé l’ardeur des badauds qui ont changé d’avis.  Entre- temps, tabassé copieusement par la foule, ce policier  a été amené plus tard au commissariat de la commune de Kimbanseke pour répondre de son acte.

Il est déplorable que les policiers appelés à veiller au respect de l’application des gestes barrières pour freiner la propagation du coronavirus recourent par moments  aux armes pour discipliner les réfractaires au port des masques. En lieu et place de la manière forte, les policiers qui se trouvent en face des compatriotes dépourvus des cache- nez et difficiles à maîtriser devraient recourir à leurs collègues pour résoudre cette situation.

            Il est dommage que certains compatriotes, en majorité la gent féminine, trouvent du plaisir à laisser pendre  le cache-nez au niveau du menton, quitte à le remonter à la vue du policier ou encore s’en serve comme « bracelet ».

Jean-Pierre Nkutu

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