Policiers « mutins» : incroyable !

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Ce qui se passe au niveau de la Police Nationale Congolaise dépasse tout entendement. On assiste, comme dans un film de fiction, à un feuilleton de « mutineries » en chaîne dans plusieurs garnisons du pays. Après Tshikapa, dans la province du Kasaï, l’Equateur et le Sud-Kivu, le virus des manifestations violentes de certains éléments de ce corpos spécialisé dans le maintien de la paix et de la sécurité a touché hier la ville de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental.

            Même s’il est agi, une fois de plus, d’une revendication légitime liée au retard de libération des primes d’encadrement des opérations électorales et post-électorales, elle ne devrait pas donner lieu à l’usage des armes, avec des tirs d’intimidation en l’air.

    L’intention clairement affichée par les « mutins », partout où ont été observées des sautes d’humeur des hommes en uniforme, était de faire parler la poudre dans l’hypothèse de la non satisfaction, immédiate, de leurs desiderata. Partout où ces dérapages de conduite ont été enregistrés, les autorités civiles et militaires ont malheureusement cédé au chantage des hommes de troupes, car victimes de l’effet de surprise.

Ce que l’on n’accepte pas, c’est leur silence, après coup, face à ces actes d’indiscipline caractérisée. L’on aurait aimé voire la hiérarchie de la police nationale ou ses représentants en provinces identifier les meneurs, les sanctionner mais aussi les officiers et sous-officiers chargés de leur encadrement. La punition est d’autant réclamée qu’elle est la seule thérapie à appliquer pour décourager, dans un proche avenir, d’autres cas d’insoumission, de nature à déboucher sur des « rébellions » en bonne et due forme.

            Il est scandaleux de voir des éléments récemment sortis des centres de formation de la police nationale congolaise en vue de la sécurisation du processus électoral verser dans les antivaleurs de l’indiscipline, de la violence, de l’anarchie, de la méconnaissance des autorités légalement établies.

            Si tous ces cas de « mutineries » qui ne disent par leur nom restent impunis, il y a risque que des unités entières de la Police Nationale Congolaise échappent à tout contrôle. Il faut battre le fer quand il est encore chaud, notamment en frappant sans pitié le premier échantillon de récalcitrants, que l’on pense avoir été clairement identifiés par leurs supérieurs hiérarchiques directs. Un signal exige d’être envoyé à l’ensemble des unités de ce corps spécialisé, afin d’arrêter la vague des contestations avec les armes.

                                Kimp

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