Le Plan B de Ntumba Luaba : mettre Kabila et tous les politiciens en congé !

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Ntumba Luaba, président de DCB (Debout Congolais Bâtissons), un
mouvement citoyen de récente création ne partage pas l’idée de la
convocation d’un troisième dialogue pour résoudre la crise congolaise,
ni celle de la mise en œuvre d’une transition de six mois sans
l’actuel Chef de l’Etat, Joseph Kabila. Ce professeur d’université,
ministre honoraire des Droits Humains, ancien Secrétaire Exécutif de
la CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) et ancien
Coordonnateur national du Mécanisme de Suivi de l’Accord
d’Addis-Abeba, propose une solution radicale pour sauver le Congo
démocratique du chaos : la mise en congé du Président de la République
et de tous les acteurs politiques, présents ou non dans les
institutions tant nationales que provinciales.

En lieu et place de tous ces hommes et femmes politiques qu’il estime
se livrer à une interminable récréation pendant que le pays va mal et
que le peuple vit dans la misère noire, laquelle ne fait que
s’accentuer au fil des jours, sinon des heures, il propose la mise sur
pied de ce qu’il appelle « un gouvernement d’urgence électorale ». Il
devrait s’agir d’une équipe ministérielle à conduire par des
technocrates, à désigner rapidement à l’occasion des Etats Généraux de
la Nation, à convoquer en urgence.
Selon la vision de Ntumba Luaba, le mandat de ce gouvernement
d’urgence électorale devrait être fort limité dans le temps et sa
mission essentiellement focalisée sur l’organisation des élections
avant l’échéance du 31 décembre 2017. A ce sujet, tous ceux qui
participeraient à la gestion de la chose publique pendant cette très
courte transition devraient prendre l’engagement de ne pas briguer des
mandats électifs. Il fonde son argumentaire sur le fait que si les
Congolais ne sont pas amenés aux urnes d’ici à la fin de cette année,
l’Accord de la Saint Sylvestre, qui a permis aux animateurs actuels
des institutions de la République de « glisser », va devenir à son
tour caduc. Par conséquent, toutes les institutions du pays seraient
frappées d’illégitimité, ce qui pourrait donner lieu à une crise
institutionnelle générale difficile à gérer.
Dans le « Plan B » de Ntumba Luaba, il est question que Joseph Kabila
et tous les membres de sa famille politique ainsi que tous les
politiciens de l’Opposition qui s’affrontent sur la scène politique
pour la conservation ou la conquête du pouvoir débarrassent le palier.
Ce qu’il attend des sociétaires de la Majorité Présidentielle, du
Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au
Changement, de l’Opposition signataire de l’Accord de la  Cité de
l’Union Africaine et de vrais-faux « indépendants », est qu’ils
mettent à profit leur « congé technique » pour préparer les élections.
S’ils sont réellement animés de la volonté de s’en remettre au
souverain primaire pour la satisfaction de leurs ambitions politiques,
ils devraient adhérer à pareille démarche.
Le précité craint qu’au niveau où se trouve la crise politique,
associée à une misère sociale sans bornes, l’Etat-Nation n’implose et
que plus personne ne soit en mesure de gérer les dégâts.                Kimp

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4 Commentaires

  1. Exactement ,c’est ça la solution , il nous faut une nouvelle classe politique : qui sera basée sur l’esprit de sacrifice et sur l’intérêt général de la nation comme priorité ,donc au détriment des intérêts égoïstes et personnels.

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