Pétrole du lac Albert, Gaz méthane du lac Kivu et pétrole du plateau continental : Kinshasa plongé dans un silence inquiétant

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Si l’achat par la société pétrolière britannique TULLOW OIL des actifs de sa sœur HERITAGE OIL est passé inaperçu pour le commun des mortels congolais, il n’en est pas de même pour les milieux de l’or noir. En un clin d’œil, TULLOW OIL est devenu propriétaire de deux blocs qui se trouvent sur le lac Albert et qui en fait constituent l’essentiel des gisements exploitables. Pour en arriver là,  HERITABLE OIL « a fait savoir qu’ENI l’italienne a mis fin à l’accord de rachat conclu le 18 décembre dernier avec effet immédiat ». Il revient donc au gouvernement ougandais de ratifier cette transaction concernant des réserves évaluées à un milliard des barils enfouis dans le bassin du lac Albert.
 De prime abord, il saute aux yeux que TULLOW OIL qui avait été chassée de la RDC suite à l’échec des tractations au sujet de l’exploitation du bloc 10 érigé dans le même bassin, se retrouve en position de force. Car, pouvant exploiter des gisements de pétrole au moment où les sociétés qui avaient gagné le lot traînent encore les pieds. Cette société britannique avait investi une bagatelle de 700 millions de dollars Us depuis six ans en creusant 27 puits de nature à produire du pétrole à gogo.

 

Kinshasa tétanisé ou
endormi ?
 
 Le silence des autorités de Kinshasa sur le dossier du pétrole commence à inquiéter. A l’Ouest, les feux de l’actualité étaient longtemps braqués sur les gisements du plateau continental situé dans l’Océan Atlantique, dans une zone d’intérêt commun. Au moment où des entreprises pétrolières étrangères exploitent ces gisements en reversant des royalties considérables à Luanda, au pays de Patrice LUMUMBA, c’est curieusement  le silence radio et les gens sont plongés dans des débats stériles sur le sexe des anges. Lors d’une interpellation à l’Assemblée nationale, un officiel congolais avait déclaré que le gouvernement angolais avait promis de verser la somme de 600 millions de dollars Us chaque année sous forme des redevances pour les gisements exploités sur l’espace maritime congolais. Depuis lors, dans le chef des officiels congolais, c’est un silence bizarre qui entoure ce dossier alors que les recettes qui seraient générées par ce pactole pourraient aider le trésor public à financer les cinq chantiers de la République.
 Aussi curieux que cela puisse paraître, la RDC en arrive à conclure des contrats avec de minables sociétés pétrolières en lieu et place des séniors cotées aux grandes bourses de la planète. Le dossier TULLOW OIL a fait couler pas mal d’encre et de salive et les sociétés qui avaient été retenues sont considérées comme des mineures sur le marché du pétrole, a-t-on entendu.   Outre le pétrole du Lac Albert et celui du plateau continental dans l’Océan Atlantique, Kinshasa semble oublier que le Rwanda a déjà démarré l’exploitation du gaz méthane dans le lac Kivu. Des gisements énormes qui peuvent produire de l’énergie pour les entreprises industrielles commerciales et surtout les milieux ruraux de cette contrée martyrisée depuis des décennies. Les officiels congolais risquent de se réveiller lorsque les voisins auront déjà atteint une vitesse de croisière dans l’exploitation de ces richesses nous léguées par Dieu et nos ancêtres. En versant des larmes de crocodile devant les tribunes internationales pour réclamer des créances dubitatives. Voilà un dossier qui devrait intéresser au plus haut niveau le parquet général de la République pour abstention coupable dans le chef des officiels en charge du dossier pétrole. De qui ou de quoi ont-ils peur pour brader ainsi les intérêts majeurs de la nation ?

F.M.   

 

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