Passeports biométriques :la RDC prête à accorder un sursis à Semlex

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Le contrat liant la RDC à la société belge Semlex depuis 2015, pour la production des passeports biométriques, et qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, est enfin arrivé à terme, en ce mois de juin.  Avant cette échéance, le ministère congolais des Affaires étrangères avait communiqué au directeur général de l’entreprise belge, Albert Karaziwan, il y a environ trois semaines, la décision du gouvernement de la RDC de ne plus renouveler ledit contrat.

         Toutefois, la patronne de la diplomatie congolaise avait formulé une série des propositions à Semlex, notamment se mettre sur une même table pour discuter des modalités de collaboration pour une période de transition ne devant pas excéder six mois. C’est dans ce même cadre, que Marie Tumba Nzeza avait avancé comme préalables à la mise en œuvre de cet arrangement particulier, la transmission par Semlex au gouvernement congolais, de la liste de tous les prestataires internationaux et locaux, ainsi que leurs adresses et des détails sur leurs tâches respectives dans l’exécution de toutes les commandes de passeports biométriques congolais.

         Il nous faut rappeler que le passeport congolais réputé le plus cher du monde, avec un coût de 180 dollars américains la pièce, ne rapportait pas grand’chose au gouvernement congolais. Tenez ! Dans ce marché-là, le Trésor public congolais ne retirait que 70 dollars américains, alors que le reste, soit 110 dollars, était partagé entre Semlex et divers intermédiaires qui n’intervenaient pas directement dans l’impression de ce document de chancellerie.

         On pense qu’à la lumière du scandale qu’il avait soulevé, ce contrat léonin ne pourra plus être reconduit à la fin de la période de transition. Une chose demeure certaine, l’Hôtel des monnaies de la Banque centrale du Congo qui dispose des équipements ultra-modernes, des techniciens outillés pour l’impression de ces documents de valeur infalsifiables, sera chargé prochainement de satisfaire toutes les commandes du ministère des Affaires étrangères en la matière. Tel est le souhait du gouvernement congolais, ainsi que celui de toute la population jadis confrontée au problème de coût du passeport biométrique et du délai de livraison.

                                                                                                               J.R.T. 

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