Paroisse Saint François de Sales : Thérèse Kapangala immortalisée

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En marge des préparatifs de la fête de ses 80 ans d’existence, la paroisse Saint François de Sales, située dans la commune de Kintambo, dans la partie Ouest de Kinshasa, a eu l’honneur de recevoir l’évêque de Molegbe, Mgr Dominique Bulamatari.

Dans sa prédication spéciale, l’officiant a tenu à remercier les fidèles pour la nouvelle robe qu’ils ont fait à leur paroisse, et particulièrement l’honneur qu’ils ont fait à la «martyre » de la démocratie, Thérèse Kapangala, abattue le 21 janvier 2018 dans l’enceinte même de la paroisse lors de la marche pacifique de revendication du respect de l’Accord du 31 décembre 2016 citoyenne organisée par le Comité Laïc de Coordination (CLC).

On indique à ce sujet que l’équipe pastorale et le conseil paroissial
ont aménagé l’endroit où Thérèse Kapangala, «Dechade» pour les
intimes, avait été tuée en site spécial où vraisemblablement quelque
chose sera érigée dans le futur. Concrètement, le périmètre où Thérèse
Dechade est tombée et a déversé son sang, après avoir reçu les balles
meurtrières des éléments de la police.
Sa mère nommée Mado Longo, de la foi catholique et présente à cette
messe, a exprimée sa gratitude envers la paroisse et ses dirigeants
ainsi qu’à tous les fidèles de Saint François de Sales. « La famille
est heureuse de ce geste de la paroisse envers sa fille », a-t-elle
déclaré en substance.
On rappelle que la regrettée Thérèse Kapangala, comptée aujourd’hui
parmi les martyrs de la démocratie en République Démocratique du
Congo, était âgée de 24 ans lorsque des balles meurtrières de la
police l’avaient arrachée à l’affection aussi bien de ses paroissiens
que de l’ensemble du peuple congolais. Elle était diplômée d’Etat en
coupe et couture, et aspirante pour le postulat chez les Sœurs de la
Sainte Famille.
A part elle, plusieurs autres victimes sont également tombées lors
des marches pacifiques organisées par le CLC – notamment le 31
décembre 2017, les 21 janvier et 25 février 2018 – en vue de réclamer
l’application effective de l’Accord de la Saint Sylvestre, signée sous
l’égide de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco), qui
prévoyait la tenue des élections au plus tard fin décembre 2017, soit
une année après la fin constitutionnelle du deuxième et dernier mandat
du chef de l’Etat en fonctions.
Dans la foulée, on peut citer Rossy Mukendi Tshimanga, Hussein
Ngandu, ainsi que de nombreuses autres victimes anonymes tombées aussi
bien à Kinshasa que dans les autres grandes villes de l’arrière-pays.
A elles, il faut associer les victimes du 19 septembre 2016, qui
manifestaient pour réclamer les élections, particulièrement la
présidentielle, conformément à la Constitution, qui prévoit sa tenue
dans les trois mois qui précèdent la fin du mandat du président en
fonctions.
Pour commémorer leur mémoire, des manifestations, dont une messe
d’action de grâce, seront organisées ce mercredi 19 septembre 2018 à
l’initiative des partis politiques de l’opposition et des mouvements
citoyens.
Dom

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