Papa Wemba : Kimbuta confirme la construction d’un mausolée

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andre_kimbuta_kinshasa_gouverneur_rd_congo_zLa crème politique du pays est présente à la Cathédrale Notre Dame du Congo. A l’avant plan, il y a les deux présidents du Parlement, Aubin Minaku de l’Assemblée Nationale et Léon Kengo du Sénat, le gouverneur André Kimbuta de la ville de Kinshasa, des députés, des sénateurs, des ministres, des mandataires publics, des artistes (JB Mpiana, Werrason, Lutumba, Sai Sai, Mbilia Bel au premier rang).

A 9h50, la dépouille mortelle de l’illustre disparu se signale à la porte principale de l’église.

A 10h35, le Cardinal Monsengwo, le président de la Cenco, Mgr Djomo, des évêques et abbés font leur entrée.

Le texte retenu  ce mercredi 4 mai est tiré de l’épitre de Paul : « Nous tous, nous appartenons à Dieu et chaque créature humaine doit se prosterner devant le Très-Haut. Et puis, chacun  d’entre nous est appelé un jour à rendre compte au Seigneur de tout ce  qu’il a fait ici sur terre »

Peu avant la fin du culte, le gouverneur André Kimbuta prend la parole: « J’ai du mal à croire que tu as tiré ta révérence en date du 24 avril 2016. Le chrétien que je suis doit-il être triste ? Non ? Car il n’y a pas de hasard dans ce qui arrive dans la vie ».

Kimbuta va marteler qu’il avait le devoir de rendre hommage à l’artiste Shungu Wembadio pour avoir fait, de son vivant, la fierté de la ville de Kinshasa. « Il y a des personnes qui ont des capacités d’illuminer nos vies à travers leurs œuvres de l’esprit.  Mais qui n’a jamais oublié non plus son Sankuru natal. Le disparu est une figure de
proue de la musique congolaise et un des meilleurs disciples d’Orphée de sa génération ».

Revisitant la discographie de Papa Wemba, le gouverneur épingle à l’occasion les chansons « Liwa ya Somo », « Esclave », « Mama » et « Phrase ».

Trois de ces chefs-d’œuvre, qui se rapportent  à des événements bien précis, sont même exécutées sur le champ, à la satisfaction de l’assistance. L’abbé Coco fredonne, pour sa part, les airs de « Mama ». Ebloui , le public crie bis

« Esclave », commente Kimbuta, est une sorte d’opéra dramatique dans laquelle l’auteur demande aux Noirs de la diaspora et d’Afrique de se rappeler qu’ils sont tous frères de race. Dans cette œuvre, Wemba lance aussi un appel au soutien du combat de Winnie Mandela, à  cette époque où son mari croupissait encore en prison.

Dans « Analengo », l’artiste se surprend à rêver tout en comptant sur
l’autre ou les siens pour concrétiser son rêve.
Pour le numéro un de la ville de Kinshasa,  Shungu Wembadio fait
partie de ceux et celles  qui louent leur mère en les prenant un peu
pour des saintes.  C’est le cas avec la chanson « Mama ».
L’illustre  disparu laisse à la postérité la culture de l’élégance,
fait-il remarquer. Le patron de la ville de Kinshasa achève son
témoignage en confirmant le projet de construction d’un mausolée en
mémoire de Papa Wemba dans la banlieue Est de la capitale.

Jean-Pierre Nkutu

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