Panique samedi soir à Gombe : attaque à main armée contre un hôtel, un bandit tué

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Les clients de l’hôtel Limoncello, dans le dos de l’ex-Onatra, en diagonale de l’ex-Libre-Service, non loin du croisement des avenues Tombalbaye et Kasaï ou Tombalbaye et Luambo Makiadi (ex-Bokasa) ainsi que les résidents des environs voire des piétons, ont connu plusieurs longues minutes de frayeur le samedi 22 février 2020 dans la soirée, suite à une attaque à main armée lancée par des bandits qui étaient au nombre de quatre. On laisse entendre que ces malfaiteurs avaient ciblé un groupe de commerçants asiatiques, qu’ils supposaient y avoir planqué des recettes de leurs établissements, en termes de millions de francs congolais ou de milliers de dollars.

            Alertée aussitôt par les résidents dudit hôtel, des éléments de la police, qui patrouillaient dans le secteur, sont intervenus promptement. Il s’en est suivi un échange nourri de tirs entre les assaillants et les hommes en uniforme. Au bout du compte, la puissance de feu de la police a eu le don de les mettre en fuite. Mais l’un des brigands, mortellement touché, est resté sur le champ de bataille.

            Aucun fond n’a été emporté. On n’a déploré non plus aucun dégât matériel ou humain du côté des clients de l’hôtel ou des passants.

Selon le commandant de la police, ville de Kinshasa, le général Kasongo, les recherches contre les fugitifs se poursuivent.

            Tout en louant la promptitude avec laquelle la police s’est déportée sur le lieu de l’attaque à main armée, on ne peut manquer de s’interroger sur le culot qu’ont les bandits armés pour tenter un hold up dans un secteur de haute sécurité, avec plusieurs sous-commissariats de police et des patrouilles qui balayent régulièrement le boulevard du 30 juin. Il y a aussi, non loin de là, l’antenne provinciale de la DGM (Direction Générale de Migration), et l’Hôtel de Ville de Kinshasa, où veillent en permanence des éléments de la police. En principe, un tel dispositif sécuritaire devrait décourager toute attaque armée dans le secteur.

  Les observateurs pensent que la ville de Kinshasa connaît une recrudescence d’attaques à main armée en raison, notamment , de la présence de plusieurs éléments incontrôlés et armés, de la police comme des FARDC, au sein des bandes d’inciviques.

            Forts de leurs armes de guerre, ils ont déjà réalisé de gros coups contre des banques, des cambistes, des fourgonnettes blindées de transport des fonds, n’hésitant à tuer leurs victimes et à tirer sur des équipes d’intervention de la police. Présentant dernièrement des écuries de « Kuluna » à la presse, le général Kasongo lui-même  a déploré, la présence parmi eux, de vrais-faux militaires et policiers, ce qui constitue un danger permanent pour les Kinoises et Kinois.

            La sécurisation de la ville de Kinshasa est remise en question chaque fois par ces gangs armés prêts à frapper n’importe où et à n’importe quelle heure. Les autorités civiles et militaires sont interpellées pour renforcer les mesures de sécurité, notamment à travers des patrouilles pédestres et motorisées, non seulement à Gombe mais aussi dans la périphérie. Au lieu de viser uniquement les chauffeurs de taxi et taxi-bus, les policiers de roulage devaient aussi faire attention aux voitures suspectes, avec  des occupants suspects.Kimp

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