Panique à Tshela !

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La localité de Tshela dans le district du Bas Fleuve vit dans la peur à la suite de l’intrusion des éléments du Front de Libération de l’Enclave de Cabinda (FLEC). Selon la Radio Onusienne OKAPI captée jeudi à Kinshasa, ces éléments fortement armés campent dans la forêt située entre les villages Mbata Boti et Kikuangu Mbemba du secteur de Lubolo. Même s’ils n’ont pas encore agressé les populations locales, leur présence en ces lieux est de nature à provoquer une réaction musclée de l’armée angolaise avec tout ce que cela peut avoir comme conséquences en termes de viols, massacres, destructions méchantes et déplacement forcé des populations civiles.

Roger NIMI Muanda, chef de ce secteur de Lubolo, a déjà dépêché une équipe d’agents de l’Agence Nationale des Renseignements pour une mission d’inspection dans cette forêt où sont installés ces maquisards angolais.

 

La crainte des autorités locales et provinciales est de vivre encore une fois une attaque surprise et préventive de l’armée angolaise comme ce fut le cas il y a quelques mois toujours dans cette partie du territoire national. On sait que Luanda redoute fort une concentration des rebelles du FLEC en RDC d’où ils peuvent s’organiser pour déranger la quiétude et la sécurité des installations pétrolières très nombreuses dans ce qui est de plus en plus considéré comme le Koweït africain de par sa très forte production journalière de l’or noir. Ce qui se passe aujourd’hui dans la partie Sud Est du géant Nigéria ne passe pas inaperçu aux yeux des stratèges angolais. Des mouvements rebelles de revendication d’autonomie des provinces situées dans le Delta du fleuve Niger très riche en pétrole doivent avoir produit des émules.

Une goutte de pétrole vaut une goutte de sang

En ce moment où Kinshasa et Luanda sont préoccupés par deux importants dossiers, notamment la question de la délimitation des frontières côtières au sujet du plateau continental contenant des gisements importants du pétrole et celle liée à la construction d’un gazoduc reliant les puits d’extraction situés dans l’Enclave de Cabinda et traversant le territoire congolais pour le port de Soyo, des mouvements des éléments du FLEC ne sont pas souhaitables car ils risquent de perturber le climat de ces négociations. Dans la mesure où Luanda semble avoir mis un bémol à sa politique d’expulsions massives et répétitives des ressortissants congolais établis sur son territoire et cela à la suite de la colère exprimée à leur manière par les populations autochtones des localités congolaises de Kwilu Ngongo, Kisantu, Mbanza Ngungu, Lukala, Kasangulu etc.… . On sait que les ardeurs des services angolais chargés d’expulser les ressortissants congolais des localités angolaises avaient été interrompues au lendemain des représailles menées par les habitants de Kwilu Ngongo, Kisantu, Kimpese, Sona Bata, Mbanza Ngungu, Lukala et de Kasangulu à l’endroit des dizaines des milliers des travailleurs et opérateurs économiques angolais installés en RDC depuis des décennies.

C’est probablement à cause de ces négociations que Luanda va coopérer avec Kinshasa pour traquer ces éléments rebelles du FLEC. On rappelle que la tenue de la finale de la coupe d’Afrique des nations à Luanda avait failli capoter à la suite du mitraillage des bus transportant les joueurs de l’équipe togolaise de football au Cabinda.                       

                            Fidèle Musangu

 

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