Palais du peuple : Didier Manara se transforme en «kuluna»

0
519

Un comportement indigne pour quelqu’un qu’on appelle dans l’opinion «honorable» est celui affiché hier mardi 5 janvier par le député Pprd Didier Manara. Alors que le rapporteur du bureau d’âge de l’Assemblée nationale Gaël Busa était en train de faire la lecture de la décision convoquant la session extraordinaire, le président du groupe parlementaire Pprd a quitté son siège pour s’inviter, sans autorisation aucune à la tribune, afin de bloquer son collègue.

         Déterminé à étouffer la lecture de la décision, il a agressé son collègue rapporteur du bureau d’âge, au point de faire tomber la tribune. La sécurité est entrée en action pour rétablir l’ordre. Le député «kuluna» a été vite évacué de la salle des congrès où se tenait la plénière, qui a pu poursuivre son cours normal.

Pourquoi agresser au lieu de présenter ses arguments ?

         En fait, le député Didier Manara s’opposait, avec ceux qui le soutenaient, à l’inscription au calendrier de la session extraordinaire convoquée par le bureau d’âge des matières dont il estimait que le bureau n’avait pas compétence de traiter. C’est le cas du contrôle parlementaire, qui lui paraît comme une matière de fonds qui devrait être réservée au bureau définitif à mettre en place.

         Pour lui, la compétence de l’actuel bureau se limitait exclusivement à la poursuite de l’examen des pétitions à charge d’un membre du bureau Mabunda restant, à l’élection et l’installation du bureau définitif de l’Assemblée nationale, ainsi qu’à la gestion des urgences.

Des matières comme le contrôle parlementaire et le vote des lois de ratification devaient être laissées à la compétence du bureau définitif.

         Cette question devait être posée normalement, en sollicitant la parole par motion. Hélas, l’auteur a préféré se conduire en kuluna en lieu et place de présenter ses arguments en vue de susciter le débat autour de la question et lever l’opinion quant à ce.

         Malheureusement, il a choisi la voie de la brutalité. Ce qui paraît aux yeux des analystes comme une stratégie mise en oeuvre par la famille politique de l’auteur en vue d’empêcher le bon fonctionnement de l’institution. On rappelle que ce même comportement d’extrême légèreté et de barbarie avait été affiché au cours de la plénière du jeudi 10 décembre 2020, avant qu’on passe au vote des pétitions contre Jeanine Mabunda et ses collègues membres du bureau.

         En démocratie, on convainc par des arguments et non par des biceps.

Dom

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •